Mardi 14 Janvier 2020 2è journée de la visite pastorale de Mgr Wintzer dans la Paroisse Sainte-Radegonde du Haut-Poitou

Messe à Maisonneuve en l’église Notre-Dame et tous les saints

Pour sa deuxième journée de visite pastorale, Monseigneur Wintzer s’est retrouvé dans cette église avec une quinzaine de paroissiens pour célébrer la messe

Ces quelques photos vous donneront un aperçu de cette église

Ce lien vous en donnera un historique assez complet:

http://www.parvis.poitierscatholique.fr/ste-radegonde/Maisonneuve.pdf

Vous pourrez aussi être interressé par le livre de Jean Réau sur internet

« Maisonneuve autrefois »

http://maisonneuve86.free.fr/Reaumaisonneuve.htm

On raconte dans les chaumières l’histoire du trésor du Père Eugène Audry :

Craignant de manquer, le Père Audry cachait le produit des quêtes, Quand il est parti, on a retrouvé « son trésor » qui a servi à restauré les salles de Catéchisme,

Les échallions

Pour certains d’entre nous les échallions, ce fut une découverte : on les appelle aussi « cuisses de poulet »Entre l’échalotte et l’oignon mais avec un goût très différent.

Les échallions sont arrivés de Moselle pendant la guerre avec les réfugiés

Chez les Couillault, les échallions c’est une histoire de famille,

Les terres sont propices à la culture de l’échallion. Ils sont arrosés avec un gouttes à gouttes. Récoltés à la machine ( 350 tonnes sur 5 hectares), le binage et le triage sont fait à la main.

Les graines sont semées en août et septembre,

Les clients sont principalement, Rungis, Nice et Marseille,Les échallions sont calibrés ; ce qui n’est pas calibré part à la banque alimentaire de Parthenay,

Les déchets sont stockés et recyclés

Les endives

C’est chez Jacques Rolland que s’est poursuivie la visite pastorale de Mgr Wintzer

La production des endives s’étale de novembre à début avril

C’est son père Jean-Marie qui en a commencé la production, A l’époque, tout se faisait dans la terre : on semait : la 1ère année donnait la racine que l’on mettait dans la tourbe et dans le noir et qui produisait la 2è année le chicon,

En 1975, après beaucoup de recherches, Jean-Marie essaie la culture hydroponique ou hydroponie pour la culture de ses endives : les racines (que l’on achète et sont stockées dans le froid avant la mise en forçage) sont ensuite mises dans des bacs avec de l’eau et du produit nourrissié et maintenues à 16°. Elles sont consommables en 25 jours. Elles sont plus jaunes et moins amères. Elles sont récoltées et conditionnées à la main.

Pour information, la racine d’endives torréfiée faisait « la chicorée Leroux » !

7 personnes travaillent dans l’atelier endives,

Les client sont principalement la grande distribution, les grands magasins, les magasins de producteurs et les personnes qui vendent sur les marchés

Jacques Rolland cultive aussi de la vigne avec l’appellation du Haut-Poitou

La scierie Barbot

Après le déjeuner, visite au grand air à la scierie Barbot à Chouppes

Monsieur Barbot nous fait un historique très complet de son entreprise dont je ne vous rapporterais que quelques éléments

En 1911, son grand père travaillait dans la scierie l’hiver et faisait les battages l’été

En 1964, comme il ne voulait pas biner les betteraves, il s’est mis à faire du bois

Il y a actuellement 4 cogérants dans la société, 13 salariés et 10 tâcherons qui sont payés à la stère ou à la tonne,

L’investissement dans un matériel au top , très informatisé, devrait attirer des jeunes : tout se fait par ordinateur,

Les clients sont dans un rayon de 150kms ; les chauffeurs rentrent tous les soirs chez eux
Il se fait 7 semi-remorques de bois par jour

Tous les bois français sont traités ainsi que le bois « énergie », broyé pour les chaufferies industrielles, pour la production électrique, du bois de chauffage (10.000 stères), On fait des piquets pour la vigne, des palettes, un peu de châtaigner, des cagettes en peuplier et pour les cercueils, c’est le chêne,

On achète les grumes en grande partie à des particuliers; le marquage des grumes se fait maintenant par code-barre

Les prix sont variés en fonction de la qualité mais aussi de l’européanisation

Il y a une coopération bien installée entre l’entreprise et l’école de Loches et l’école de Montmorillon : les jeunes viennent travailler ici pour financer des voyages à l’étranger

L’école de la Sagesse

Pour terminer l’après midi, Monseigneur Wintzer va rendre visite à l’école catholique de la Sagesse à Mirebeau : 138 élèves, 6 classes, 7 enseignantes,

L’OGEC et l’APEL sont présents dans l’école.

Accompagnée de la directrice Mme Patricia Jevaud, Monseigneur Wintzer passe dans toutes les classes. Les enfants sont impressionnés et très intimidés, Voici quelques photos,

Puis c’est la rencontre avec le corps enseignant de l’école de la Sagesse mais aussi de l’école Jeanne d’Arc de Neuville

L’école Jeanne d’Arc compte 7 classes, 7 enseignants et 176 élèves

Son directeur, Maxime Jardon, présente le projet éducatif de l’école :

Un axe central : développer la co-éducation Equipe éducative – Famille

Pour avancer sur ce chemin des points sont travaillés, des chemins explorés :

1° la communication non violente

2° une école hors les murs,

3° l’attention est portée sur des valeurs partagées :
– L’engagement
-L’importance pour l’éducation d’un enfant du trépied éducatif : enfant-famille –équipe éducative
-La confiance et son corollaire la loyauté

4° une école véritablement inclusive : appropriation collective et honnête de cette visée éducative ministérielle ; travailler à sa mise en œuvre dans le dialogue avec les familles ; se donner des repères ; un cadre ; convenir du jusqu’où aller et du comment en prendre les moyens…

En écho le père Wintzer, après avoir souligné que conduire la mise en œuvre d’un projet c’était faire des choix et donc abandonner des possibles, propose aux éducateurs présents quelques points d’attention :

1°- en toute relation rechercher l’attitude juste ; la parole adaptée au moment vécu, éviter le surplomb …

2°- prendre en compte les différences sociales entre les enfants pour une proposition éducative ajustée et qui ouvre chacun à plus grand que lui. Il pointe notamment les bénéfices éducatifs de la pratique artistique.

3°- proposer à chaque enfant les chemins qui lui permettront d’avoir un regard éclairé sur lui-même

4°- travailler chez chaque enfant la capacité à se mettre à distance de lui-même.

5° – Oser l’innovation. Créer, se libérer des contraintes administratives afin d’explorer des chemins éducatifs renouvelés

Interpellé sur la spécificité de l’enseignement catholique il répond en évoquant la lettre à Diognète ; Il n’y a pas de différence entre l’enseignement public et l’enseignement catholique : tous les deux servent la même vocation humaine, œuvrent à l’émergence d’honnêtes hommes, soucieux de construire une vie droite dans la relation aux autres et à eux-mêmes. La différence c’est que pour l’enseignement catholique cet honnête homme a conscience qu’il est appelé à la sainteté, sainteté qui ne peut se construire qu’avec l’aide de Dieu.

Enfin devant l’inquiétude exprimée par certains il rajoute : soyez des porteurs d’espérance , les choses sont à vivre aujourd’hui , engagez-vous dans les choses à faire ici et maintenant.

Dernier article : Charles Chollet

.Vêpres à l’ église Saint-Saturnin de Chouppes

http://www.parvis.poitierscatholique.fr/ste-radegonde/Chouppes.pdf

Sauvegarde de la maison commune : quels enjeux pour le monde et pour l’église ?

C’est à la salle des fêtes de Chabournay qu’aura lieu la soirée-débat autour des questions écologiques et de l’enseignement de Laudato Si

Monseigneur Wintzer parle de la conversion pastorale, conversion culturelle, conversion écologique et synodale. On doit passer de l’église cléricale à une église synodale

Puis Denis Royer, bénévole à la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) prend la parole :

« Un certain nombre d’oiseaux ont déjà disparu : la grive musicienne, la fauvette des jardins, le moineau futé, le bouvreuil pivoine, le bruant ortolan, la tourterelle des bois, la perdrix grise,
On notera que la canepetière n’existe qu’en Poitou Charente, Certaines espèces ont disparu mais d’autres ont pris la place ; la richesse est dans la diversité

En 2018, il y avait 178 espèces d’oiseaux nicheurs »

Il a évoqué encore bien d’autres sujets concernant les oiseaux, intarissable sur ce qu’il connaît parfaitement bien.

Mikaël Journeau, agriculteur et maire de Chabournay parle de la gestion de sa commune et de sa conception de vivre l’écologie dans son travail d’agriculteur

Son but : le développement durable sur la commune, l’amélioration de la qualité de l’air, la biodiversité, la qualité de l ‘eau, l’énergie renouvelable etc…


D’autres sujets « 
pour sauvegarder la maison commune » sont abordés par divers intervenants :
– Travailler le sol le moins possible, donc pas de labour; cela permet aux vers de terre de travailler.
– Consommer local et de saison, (on y revient)
– Revenir à des façons de travailler autrement.
– Se préparer à apprécier la sobriété
– Encourager l’habitat horizontal
– La prise de conscience aidera à changer
– + de co-responsabilité y compris dans l’église. Sortir du patriarcat
– Prendre soin de soi, des autres, de la terre
– On peut se poser des questions de changements de vie pour palier à l’éloignement entre le lieu de vie et celui du travail
– Il y a urgence pour la vie des jeunes générations de prendre conscience
– Moins de biens plus de liens
Il faut aussi éduquer les enfants ajoute Michel Rivière

2019 a été une année de réelle prise de conscience concernant l’écologie et le respect de la nature pour l’occident

Difficile de donner en quelques mots un écho exact et fidèle de ce qui a été exprimé au cours de cette soirée