Et si nous partagions … ?

Et si nous partagions … ?

Retrouvez ici les contributions reçues

Eric,

18 mai,

En levant les yeux de mon écran de travail ce matin, je me suis dit que je pouvais partager ma méditation.

« Lève-toi ! Au travail ! et que le Seigneur soit avec toi. » (1Ch 22, 16)

Premier Livre des Chroniques, chapitre 22, verset 16b

 

Eric,

6 mai,

Le temps du confinement …
J’avais envie de partager avec vous comment je vis ce confinement et continue mon « travail » ou plus exactement « le télétravail ».
Le Communiqué de notre Archevêque de Poitiers, Monseigneur Pascal Wintzer a attiré mon attention, et plus particulièrement le passage relatif « Au sujet de la prière ». C’est sur celui-ci qu’a porté ma « réflexion ».
Il est vrai que dans la situation actuelle, à première vue, « Notre rapport au temps est bouleversé, les jours peuvent se succéder sans qu’ils ne se distinguent ». On a l’impression de passer toutes nos journées à l’identique, telles qu’on se l’imagine dans un monastère. Pourtant, aucun moine ne dira sauf erreur que sa vie est monotone ; certes elle est rythmée par les offices, et équilibrée entre travail et prière selon la devise « ora et labora », mais les lectures quotidiennes, les 150 psaumes psalmodiés toutes les semaines, les mémoires et les fêtes de tous les saints tout au long de l’année, les différentes activités nécessaires à la vie du monastère, les récréations, font que ces journées sont bien remplies et loin d’être identiques.

Revenons au communiqué, si on regarde bien, il est écrit « peuvent » ; à mes yeux, ce n’est donc pas une certitude ou une obligation mais plutôt une impression qu’on a du temps qui s’écoule. Puisqu’ « On ne peut vivre ainsi », dans ce temps bouleversé, c’est à nous, dans cette répétition quotidienne, de trouver le rythme qui fait que chaque jour soit différent. Il nous est demandé à ce que « chacun doit savoir écrire le temps de sa semaine » ; c’est ce que j’essaie de faire depuis longtemps et plus encore depuis le début de ce confinement.
Voici comment j’allie travail, prières et « détentes » tout au long de mes journées, tout en conservant une certaine diversité dans chaque instant présent.
Le réveil sonne à 7h. Je commence ma journée par rendre grâce au Seigneur de la nuit passée, et de la nouvelle journée qui commence, et par une prière à Notre Père et à Marie.
Tout en silence, je prépare mon jus de citron & miel, et mes flocons d’avoine.
Toujours à jeun, dans mon coin de prières, je fais le premier office de la journée, les Laudes : « Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche publiera ta louange ». J’utilise Prière du temps présent mais pour les psaumes et les hymnes j’ai l’Antiphonaire monastique de l’Abbaye St-Martin de Ligugé, je suis un peu en communion avec ces moines qui sont si chers à mon cœur. Je m’imprègne ensuite du chapitre du jour de la règle de saint Benoît et termine par l’Angelus, ou en ce temps Pascal par le Regina Caeli.
Je déjeune. Puis, je regarde le commentaire de la règle de saint Benoît sur Hozana (site internet) et relis les lectures de la messe du jour.
Paré pour le travail, c’est vers Saint Ambroise de Milan « Nous avons tout dans le Christ » que je me retourne ainsi que vers sainte Thérèse, pour son intercession, et Marie, pour ses prières. Je remets enfin ma journée entre les mains du Seigneur.
Je m’installe devant mon écran pour toute la journée de télétravail, en aménageant une coupure vers midi pour partager le repas chez ma mère (NB. C’est ma voisine la plus proche).
Vers 18h, j’arrête l’ordinateur, et me rends prestement dans ma chambre, renfermé, pour mon rendez-vous avec le Seigneur, pour une heure de lectio divina ; actuellement je nourris mon esprit des Actes des Apôtres.
Un bon quart d’heure de détente, de musique : je me suis mis au piano, du moins j’essaie d’apprendre en suivant les conseils à distance de mon professeur particulier!
Puis vient le moment de se tourner vers Marie, « le mois de mai est consacré à la prière mariale ». J’égrène mon chapelet et récite Le Rosaire selon les indications de saint Jean Paul II avec ses clausules, et termine par les prières à Marie que nous a écrites le très saint Père, notre pape François, en n’oubliant pas à la fin de rajouter un Je vous Salue Joseph.
Il est l’heure de mon deuxième office de la journée, les Vêpres. Le Regina caeli suivi des lectures de la messe du lendemain terminent ce temps de prière.
Je dine. Je m’informe. Actuellement tout est focalisé uniquement sur le Coronavirus ; rien d’autre n’a l’air de se passer ni en France ni dans le monde !
« Visioconférence » : pour garder contact avec nos proches, nous avons établi quotidiennement cet échange grâce aux nouvelles technologies.
« Récréation » : tout dépend du programme télévisé de la soirée, des émissions sur internet, et surtout de l’état de la fatigue.
Avant de m’endormir, je termine ma journée par la lecture du Livre des jours.
Mes dernières paroles sont adressées à Notre Père et à Marie, mes yeux se fermeront sur une prière pour rendre grâce au Seigneur de tout ce qu’il a fait pour moi.
Le week-end sera identique si ce n’est que le temps de travail sera remplacé par l’entretien de la maison, et « Le dimanche », « le Jour du Seigneur », je participe à la messe sur internet, j’ai choisi celle de 11h de l’abbaye des Dombes avec la communauté du Chemin neuf.
Voici mon « temps de la semaine », et je peux vous l’assurer, je ne m’ennuie pas et mes journées sont loin d’être identiques. Je dirai même que j’ai trouvé dans ce confinement un rythme régulier qui me permet de mieux gérer mon temps entre la prière, l’étude et la méditation, la détente et tout ceci en adéquation avec mon activité professionnelle.
« Puissions-nous connaître un égal bonheur chaque jour de notre vie ! » (Tob 10, 13e)

Denis,

17 avril,

de Pâques à la Pentecôte,

Et après…..!

Quel est donc cet homme qui a lavé les pieds des disciples?
Qui a pris sur lui les péchés des hommes, jusqu’à en mourir sur une Croix!
Et puis le dimanche matin, plus rien, le tombeau est vide!
Mais l’énigme ne s’arrête pas là.
C’est là le mystère du Fils de Dieu.
Il est venu nous montrer, nous donner l’exemple.

Assis devant la table de la salle à manger,
mon esprit se perd au dehors à travers la baie vitrée.
En ce temps de confinement où tout est si calme la nature semble revivre.
J’imagine la suite…..le  »après » la Résurrection.
Bien sûr, il aurait pu se montrer à tous, en héros, n’en avait-il pas le pouvoir?
Une grande fête aurait pu s’organiser….!
Non, rien de tel, le message n’est pas encore complet.
La rencontre avec Marie Madeleine, puis les disciples d’Emmaüs ,
la rencontre avec les onze…
Avant de rejoindre son Père,le Christ a encore quelques clefs à transmettre.
Des éléments qui permettront à chacun selon ses capacités
d’aller annoncer la » bonne nouvelle ».
Et tous nous serons fortifiés grâce à l’Esprit Saint qui va parachever
l’oeuvre de Dieu à la Pentecôte.
Alors dans ce confinement que nous vivons, nous aussi nous n’avons pas toutes les clefs
pour sortir vainqueur du mal qui nous ronge!
Mais ces clefs qui nous manquent,sans aucun doute
elles font partie du trousseau du Seigneur.
En tant que baptisés, ce temps qui nous mène vers la pentecôte,
doit nous aider pendant cet épisode douloureux
à réfléchir sur le fait que notre vie ne dépend pas que de nous.
Pour conclure , un passage de Saint Paul s’adressant aux romains (Rm 6,4-5)
« Par le baptême,en sa mort,nous avons donc été ensevelis avec lui
afin que comme Christ est ressuscité des morts pour la gloire du Père
nous menions une vie nouvelle.Car si nous avons été totalement unis,
assimilés à sa mort,
nous le serons aussi à sa Résurrection. »

Patrick, membre de l’équipe d’aumôniers catholiques au Centre Pénitentiaire de Poitiers-Vivonne

14 avril,

En ce moment les personnes détenues sont privées d’activités, de culte, d’école, de visites au parloir, de sport, de visites en cellule.
Ils vivent à plusieurs dans 9m2 et passent 22h heures par jour en cellule.
L’équipe d’aumôniers pensent à eux en essayant de partager de loin leur confinement à eux et en attendant de les retrouver quand nous aurons été libérés de notre confinement à nous, plus léger en général que le leur.

Nous sommes avec eux:
Dans le silence et/ou dans la promiscuité / les tensions /l’entassement / le bruit quotidiens inhabituels
Dans le temps abondant dont on ne sait quoi faire
Dans l’incertitude de ne savoir quand viendra la fin / libération
Dans le souci pour les malades qu’on n’a pas le droit de voir, les morts que nous n’aurons pas le droit d’enterrer, les enfants que nous ne voyons pas, les amis dont on n’a plus de nouvelles, le conjoint qu’on n’a pas le droit de fréquenter
Dans la privation de prendre l’air
Dans le besoin de montrer une attestation de déplacement dérogatoire
Dans l’incertitude d’être réapprovisionnés, d’avoir les médicaments nécessaires si cela devait durer
Dans la réalité des contrôles policiers
Dans l’absence de la convivialité sociale et familiale
Dans le manque de travail et de revenus pour les indépendants
Dans la confiance que nous sommes tous sans exception aimés de Dieu

 

Suite à cet article, Mme Lagier, cheffe d’établissement de Poitiers / Vivonne souhaite apporter un droit de réponse.

Faisant suite à l’article paru sur le site du Diocèse et publié par l’aumônerie Catholique du Centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne, je vous fais savoir que je souhaite exercer mon droit de réponse. En effet, il m’apparait important de nuancer les propos tenus qui ne reflètent pas la réalité du confinement vécu par les personnes détenues.

Certes, cette période s’accompagne pour les personnes détenues, et, comme pour tous les citoyens, de la limitation d’exercer certains droits. Néanmoins, et afin de rendre cette période plus acceptable et moins douloureuse à supporter, de nombreux aménagements sont mis en place tant au niveau local qu’en application des orientations nationales. Les personnes détenues classées au service général continuent de travailler, les promenades et séances de sport en extérieur en groupe restreint perdurent, des aides financières exceptionnelles ont été mises en place par la Garde des Sceaux dès le mois de mars et, des facilités sont accordées pour l’accès au téléphone.

Cette période est également l’occasion pour les personnes détenues d’exprimer leur solidarité : fabrication de masques, dons alimentaires et dons en faveur de la recherche.

Depuis l’ordonnance du 25 mars 2020, environ 80 personnes détenues ont pu bénéficier d’une libération anticipée à la suite de réductions de peine exceptionnelles et ou d’aménagements de peine. Elles se confrontent aujourd’hui, pour certaines avec difficulté, à la réalité du confinement en dehors des murs.

K. LAGIER,
Cheffe d’établissement
Centre pénitentiaire de Poitiers-Vivonne

 Vivons la Pâque du Seigneur dans la vigilance et la prière.

Message de Pâques 2020

Père Michel Moussiessi

Frères et Sœurs en Christ, Paroissiennes et Paroissiens de St Sauveur en civraisien.

Nous vivons les fêtes pascales de cette année 2020 dans le confinement. Situation inédite qui se justifie par la lutte contre la maladie du Covid-19 qui n’a pas cessé d’endeuiller la communauté humaine. C’est une épreuve qui a chamboulé toutes nos prévisions et nos organisations. Nous ne savons combien de temps durera encore cette épreuve. Mais, nous gardons toujours confiance dans l’amour de Dieu en sachant que dans toutes les grandes épreuves qui frappent l’humanité, il y a toujours des dangers qui risquent de ruiner la communauté humaine. Il faut savoir les contourner et les éviter.

La Passion de Jésus que nous avons méditée dans cette semaine sainte nous aide à réfléchir. Elle fut aussi une grande épreuve pour Jésus et pour ses disciples. Sachant que sa mort approchait, Jésus dit à ses disciples : « veillez et priez pour ne pas entrer en tentation ; » en précisant que « l’esprit est ardent, mais la chair est faible » (Mt. 26, 41). Cette parole du Seigneur est bien venue dans le contexte d’épreuve où nous vivons.

L’esprit est ce que Saint Paul appelle par « l’homme intérieur » (Romains 8,1- 6). C’est la faculté spirituelle et morale qui donne force et vie à l’homme parce qu’elle tourne l’homme vers Dieu qui inspire le bien à faire. Par contre, la chair c’est la « nature inférieure » et sensuelle de l’homme. Elle est faible et n’a pas de moyen pour résister au mal. Au contraire, elle conspire avec le mal (Romains 7, 18-25).

En effet, la tension entre l’esprit et la chair est un combat qui n’épargne personne. C’est le combat entre le bien à faire et le mal à éviter. Chacun de nous y est personnellement exposé. Toutes nos institutions sociopolitiques, scientifiques, religieuses et culturelles le sont aussi. Qui ne dit pas que les épreuves de notre humanité dépendent aussi des choix que nous faisons et des actions que nous posons sous la poussée de ce combat? L’épreuve de cette pandémie du coronavirus nous parle de plusieurs façons. Comme toutes les crises, elle peut être occasion de conversion personnelle ou/et de prise de conscience collective. Et en cela même, elle invite à plus de vigilance, de fidélité et de respect pour la vie.

En regardant ce qui est arrivé à Jésus-Christ, nous pouvons découvrir différentes traces de ce combat, dans sa vie parmi les hommes, dans sa passion et jusque dans sa mort. C’est sous le poids de la chair qu’il a été accusé, crucifié et mis à mort. Par lui, c’est l’homme qui a été bafoué. Mais dans la puissance de l’Esprit, Dieu l’a relevé de la mort. Et par lui, c’est aussi l’homme que Dieu a ressuscité en l’appelant à la vie. L’Esprit de Dieu est vie même au-delà de la mort. La résurrection de Jésus nous le signale. C’est la bonne nouvelle de Pâques. La vie a vaincu la mort.

Comme nous le verrons dans les évangiles du temps pascal, les disciples ont eu du mal à accueillir cette réalité. Mais avec le temps, ils ont fini par adhérer. Marie-Madeleine et les autres femmes, Pierre, Jean, Thomas, les deux amis d’Emmaüs finiront par donner leur vie pour dire et proclamer cette vérité. A leur suite, l’Eglise confesse la résurrection de Jésus en se mettant au service de Dieu, car Dieu ne se tient pas du côté des puissances qui donnent la mort, mais du côté de celles qui donnent et protègent la vie.

Alors, comme nous y invite notre Seigneur, veillons et prions. Seul ou en famille, poursuivons avec courage nos efforts de vigilance en prenant soin de notre vie et de celle des autres à nos côtés. Unis au Christ Ressuscité, continuons nos élans de prière. En ce temps fort de la résurrection du Seigneur, implorons davantage, les uns pour les autres, la bénédiction de Dieu ; particulièrement pour les victimes de la pandémie du coronavirus et les familles en deuil, pour les malades et les soignants, pour tous responsables politiques et administratifs qui ont la mission de prendre les décisions communautaires.

Seigneur Jésus Christ, toi que le Père a relevé de la mort, fais briller sur notre humanité la lumière de ta résurrection et aide nous à partager ton regard d’amour sur notre monde.

+ Que Christ Ressuscité établisse en chacun et chacune de nous la paix et la joie de son Esprit.

Message de Pâques 2020 aux Paroissiens de St Sauveur en Civraisien

Denis,

9 avril, Jeudi Saint

Afin que je te vive

Il fait beau dehors,le soleil brille de tous ses éclats

Le monde s’est arrêté de tourner, la peur au ventre

Craignant pour sa santé, c’est ça qui fait débat!

La sortie autorisée déjà touche à sa fin, il faut que l’on rentre

Pour toi Seigneur tout brillait en ce jour des rameaux

Mais dès le lendemain tout  s’est figé…….ou plutôt tout a commencé

A cause de nous tu allais vivre un horrible cauchemar

Mais quelle leçon d’humilité pour notre humanité

Par Amour pour nous tu as tout subi  jusqu’à déposer ta vie

Deux mille ans plus tard, dans cette période si trouble

Combien savent encore ce que tu as vécu et pourquoi tu l’as fait

Ce chemin qui t’as amené jusqu’à la Croix, a t-il un sens pour l’homme?

certainement pour nous qui avons la foi, mais qu’en faisons nous?

Pourquoi ne le partageons nous pas? Qu’avons nous compris de l’Amour de Dieu?

Toi qui as pris tous nos péchés ,toi qui fais briller la flamme de ton Amour en moi

Fais qu’en ce temps de Pâques,je puisse enlever le superflu de ma vie

Et ne garder que l’essentiel afin qu’il me serve à Aimer mon prochain.

Joëlle,

Prête pour la célébration
De pensée avec tous

Dimanche 5 avril,

Dimanche des Rameaux et de la Passion de Notre Seigneur

Eric,

méditation s’appuyant sur le chapitre XLIX de la règle de Saint Benoit de ce jour « De l’observance du Carême »

Saint Benoit commence son chapitre par rappeler « Bien qu’en tout temps la vie d’un moine doive présenter une observance de Carême » et poursuit en précisant la réalité « comme peu ont ce courage », il conseille à chacun de faire « disparaître en ces jours saints toutes les négligences des autres temps ». Ce à quoi la réponse de tous est : « Nous le ferons comme il convient si nous nous écartons de tout mal et nous nous appliquons à la prière avec larmes ».
Ce confinement qui nous est « conseillé », qui nous oblige à rester chez nous, nous qui avons une vie habituellement trépidante, est notre jeûne, notre privation de tout ce qu’on fait de superflu  par tout temps et peut nous permettre de nous rapprocher de Dieu par une prière plus intense.
Ce conseil de Saint Benoit, est tout à fait d’actualité : c’est bien en restant « confiné » qu’on peut s’écarter « de tout mal » afin de préserver notre vie et par-dessus tout celle des autres qui nous sont chers.

31 mars

Joëlle,

Chacun chez soi

mais unis par l’Eucharistie célébrée,

l’écoute de la Parole de Dieu

 

 

30 mars

 

PAROISSE SAINT SAUVEUR EN CIVRAISIEN

Père Michel MOUSSIESSI, Curé.

Dimanche 29 Mars 2020, 5è dimanche de Carême

Aux Paroissiennes, Paroissiens et Membres du Conseil Pastoral

Aux Diacres, Prêtres et Membres de l’Équipe Pastorale.

Mes chers frères et sœurs en Christ,

Ce 5è Dimanche de Carême nous annonce la semaine sainte qui débutera dimanche prochain par la célébration du dimanche des rameaux et de la Passion de notre Seigneur Jésus-Christ. Nous savons tous que notre confinement est prolongé pour lutter contre la pandémie du Coronavirus. Par conséquent, les célébrations de ces temps forts de notre foi seront exceptionnelles. Nous continuons à respecter les consignes du confinement pour protéger notre vie et celle des autres. Continuons aussi à garder, en famille et en Eglise, les liens de la charité et de l’amour fraternel en priant les uns pour les autres, en nous téléphonant et en nous écrivant pour échanger des nouvelles. Car la charité fraternelle est une marque toute spéciale de l’Eglise du Seigneur Jésus. Plusieurs médias en ligne sont à notre portée pour pouvoir vivre l’une ou l’autre célébration à distance. Dieu fait toujours grâce à ses enfants lorsqu’ils crient vers lui. Ne désespérons pas de son amour.

Dans cette situation exceptionnelle les célébrations de la semaine sainte et de Pâques ne pourront pas se dérouler comme d’habitude, étant donné que le confinement se prolonge.

-Le Dimanche 5 Avril, dimanche des rameaux et de la Passion : Il n’y aura pas de célébrations publiques. Chaque prêtre célébrera la messe tout seul et la communauté chrétienne se réunira au prêtre par la pensée et la prière.

-Le Lundi 6 Avril : La messe chrismale prévue initialement à Bressuire n’aura pas lieu. Elle est reportée au Jeudi 21 Mai 2020 à 16h00, Jour de l’Ascension, à la Cathédrale de Poitiers.

-Le Triduum pascal (Jeudi saint, Vendredi saint et Samedi saint) : Il n’y aura pas de célébrations publiques. Mais chaque prêtre, dans la mesure du possible, célébrera tout seul l’office de chacun de ces jours saints (Cf. Lettre de l’Archevêque aux Prêtres du Diocèse de Poitiers du 24 Mars 2020).

En fonction de l’évolution de la crise sanitaire que notre pays traverse et des consignes données par l’Etat, nous donnerons, le moment venu, des orientations pour la vie liturgique et pastorale de notre communauté paroissiale. Vivons dans la foi et la confiance en Dieu le moment présent avec une pensée particulière pour les victimes et leurs familles, pour les malades et les soignants et pour tous ceux qui travaillent pour éradiquer cette pandémie et tous ceux qui travaillent pour nous permettre de continuer à vivre.

En vous souhaitant, à toutes et à toutes, une bonne marche vers Pâques, je vous assure de mon union fraternelle.

Père Michel MOUSSIESSI.

Martine,

de Savigné

Son petit-fils Quentin, étudiant , et Delphine, psychomotricienne, camarades de mission, engagés en service civique au Laos pour l’ONG « Peuples et Montagnes du Mékong »  nous partagent leur quotidien et leur inquiétude face à la menace de la pandémie Covid-19.

27 mars

Quentin et Delphine, en mission au Laos avec l'ONG Montagnes et Peuples du Mékong

François

Une lumière dans la nuit

La Lumière dans les ténèbres

25 mars

Bougie à la fenêtre à Gençay, 25 mars

 

Laurence,

à St Maurice la Clouère,

à la maison, avec ses 2 garçons de 12 et 11 ans

25 mars

Denis

« Corona térogation » ?????

Ce matin,j’ai ouvert les yeux, le silence m’a réveillé

Pas un bruit au dehors si ce n’est le gazouillis des oiseaux

Pas un train qui ne passe sur la voie proche de la maison

Où suis-je? quel est ce phénomène étrange?

Allongé sur mon lit je me laisse aller à mes pensées

Puis DIEU frappe à ma porte, je fais alors mes prières du matin

Ce temps de confinement imposé fait divaguer mon esprit

J’ai comme l’impression de poser mes valises,de souffler

Cet arrêt obligatoire m’interpelle dans quel tourbillon j’étais pris?

Toutes ces contraintes que je me suis imposées

Et si je prenais le temps de tout reconsidérer?

Et si je cherchais à faire briller davantage la flamme que notre Seigneur a mis au fond de moi

Peut être que ce « VIRUS »qui fait tant de ravage éveillera en moi

Le « VIRUS » de l Amour du prochain que DIEU me demande de partager.