FRUIT DU CONFINEMENT

Fruits du confinement : Un changement de vie et l’eucharistie

     Originaire de la Chapelle Largeau, je suis « tombée dans la marmite » franciscaine grâce aux franciscains de Cholet ; de fil en aiguille j’ai été incitée à discerner ma vocation, et comme j’ai depuis toute petite un attrait pour la vie contemplative, tout cela m’a fait « atterrir » chez les clarisses !

     J’ai moi-même la joie de travailler au jardin où je retrouve mes racines campagnardes ! Et étant professe temporaire, je suis des cours par correspondance sur la Bible, avec les dominicains (Domuni).

     En ces temps de confinement, j’ai moi aussi pas mal réfléchi sur la manière dont cela peut bouleverser le monde… Il me semble que ces moments révèlent ce qui habite le fond de nos cœurs : il y a à la fois le pire (les peurs, l’égoïsme, les rivalités entre pays, les inégalités qui se creusent) et le meilleur (des élans de solidarité incroyables, une immense créativité sur tous les plans, et même… -miracle ! – des français qui manifestent non pour protester mais pour remercier les soignants, depuis leur fenêtre chaque soir).

     Mais c’est vrai, la question est : que restera-t-il de tout cela ?

     Ne risque-t-on pas de vouloir tout recommencer comme avant, au même rythme effréné de surconsommation ?… En ce moment je relis Laudato si’ et je réalise de plus en plus combien ce texte est prophétique. Mais comment davantage le mettre en pratique, à commencer par moi-même et ma communauté ?… En tout cas, ces semaines m’ont davantage fait prendre conscience de l’importance de ma mission de prière au cœur de l’Eglise. D’autant plus que nous avons eu la chance d’avoir l’Eucharistie quotidienne, grâce à un frère franciscain de Nantes qui s’est lui-même proposé, à 90 ans, pour loger chez nous tout le temps nécessaire et ainsi assurer ce service. Vraiment, j’ai beaucoup porté dans ma prière tous ceux qui étaient privés de l’Eucharistie…

Sœur Claire-Hélène-Marie, clarisse à Nantes, voir sur http://clarisses2nantes.fr/