Bienvenue

A la une

Communiqué de l’Abbé Thierry Delumeau

L’attentat à Nice dans une cathédrale, où trois personnes ont été sauvagement assassinées par une personne qui crie « Allah Akbar », nous choque tous profondément, aussi bien croyants que non-croyants. Ces trois malheureuses personnes ont payé de leur vie leur humble présence dans une église. Ce qui nous paraissait impensable dans notre pays, il y a quelques mois et que l’on ne voyait que de loin pour les églises d’orient, lesquelles souffrent de persécutions depuis des décennies, voilà que nous le voyons se dérouler quasiment sous nos yeux.

Beaucoup s’interrogent, expriment beaucoup de peur et de colère devant une telle barbarie. Dieu peut-il conduire à commettre de tels actes ? Comment peut-on penser que Dieu ait besoin des hommes pour faire disparaître les soi- disant « mécréants », qualifiés comme tels parce qu’ils ne partagent pas la croyance de ceux qui posent de tels actes ? Contrairement à cette vision qui relève plus de l’idéologie fanatique que de la croyance en Dieu, la foi chrétienne nous enseigne que Dieu est amour et miséricorde, qu’il pardonne nos péchés et demande, simplement en frappant à la porte de notre cœur, que nous puissions l’accueillir afin qu’il demeure en nous. La vérité est là. Jésus nous a dit que son royaume n’est pas de ce monde, car c’est un royaume dans les cœurs. Il nous invite à ne pas céder à la haine, mais plutôt à pardonner : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Lc 23,34). Cependant, cela ne dispense pas non plus, qu’ici-bas, ceux qui sont en charge de la cité, de nous protéger. Le bien commun exige la justice et la paix, lesquelles demandent de la part des hommes d’empêcher que de tels individus puissent commettre de telles atrocités.

Mais comment empêcher cela si l’on ne se respecte plus et que l’on revendique le droit de ridiculiser, de blesser les autres dans ce qui touchent les croyances de chacun ? Comment « cultiver » une fraternité, chère au pape François, si l’on revendique le droit de la libre expression au détriment du droit d’être respecté ? Le bon sens voudrait, qu’avec évidence, on commence par se respecter pour espérer ne pas cultiver une escalade de la violence.

Offrons notre prière pour les victimes et la conversion des pécheurs. Qu’ils découvrent qu’il n’y a pas de vérité et de bonheur en dehors de celui qui se nomme : « le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14,6) et qu’en lui l’homme trouve pleinement ce que son cœur réclame.

Édito de la semaine

Commentaire de l’Evangile du Jour (1er Novembre Toussaint) de l’Abbé Thierry Delumeau :

«  Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense est grande dans les cieux ! » (Mt 5,12) dit Jésus. La sainteté conduit à la joie, à l’allégresse, car elle donne la récompense : la joie dans le ciel. Certes, Jésus ne cache pas le renoncement, voire la persécution : « Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. » (Mt 5,11) dans le parcours du chemin de la sainteté, mais il met en avant le principal : « Heureux », repris à chaque béatitude pour terminer sur cette note triomphale : « Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse… ». Ainsi, la sainteté, c’est avant tout partager le bonheur, la joie, l’allégresse de Dieu, car c’est partager sa vie. Elle demande à l’évidence un renoncement, pas pour du vide, du malheur, mais pour se remplir de la vie de Dieu, de l’Esprit Saint qui désire habiter notre coeur. Elle demande une vie de combat contre un ennemi redoutable qui n’est pas souvent celui que l’on pense et qui n’est pas extérieur à nous-mêmes, mais bien plutôt tout proche de nous, à l’intérieur de notre coeur, puisque cet ennemi n’est autre que nous-mêmes. De fait, personne d’autre que nous-mêmes a le pouvoir de nous perdre, même pas le diable et sa cohorte de démons, lesquels s’avèrent impuissants sur le coeur d’un saint, car celui-ci méprise leur regard, ne voyant en eux que des agitateurs, certes pervers, mais bien plus inoffensifs qu’un coeur qui s’éloigne volontairement de Dieu. Dieu remet tout entre nos mains : sa grâce, qu’il nous a méritée sur la Croix pour que nous puissions triompher du péché et parvenir à cette patrie à laquelle notre coeur aspire de toutes ses forces. Comme le disait, le saint Curé d’Ars, : « Voyez, mes enfants : le trésor d’un chrétien n’est pas sur la terre, il est dans le ciel. Eh bien ! Notre pensée doit aller où est notre trésor. » Il ajoutait : « Allez de monde en monde, de richesse en richesse, vous ne trouverez pas votre bonheur. La terre entière ne peut pas plus contenter une âme immortelle qu’une pincée de farine, dans la bouche d’un affamé, ne peut le rassasier… Les saints n’étaient pas attachés aux biens de la terre ; ils ne songeaient qu’à ceux du ciel. Les gens du monde, au contraire, ne songent qu’au temps présent. » Cette foule immense de saints, qui ne cessent de contempler dans une joie indicible la face de Dieu, sont nos meilleurs amis. Ils nous invitent à délester notre coeur des fardeaux que sont la recherche des plaisirs de ce monde pour laisser place à l’essentiel, centré sur l’amour de Dieu et du prochain. C’est la grande richesse de l’âme humaine que de pouvoir aimer ; la seule richesse que nous puissions emporter avec nous au ciel, tout en la laissant à ceux que nous avons côtoyés ; la seule que l’on puisse partager, sans qu’il en manque pour personne. Comme le dit le saint Curé d’Ars : « Si nous y réfléchissions, nous élèverions sans cesse nos regards vers le ciel, notre véritable patrie. Mais nous nous laissons emporter çà et là par le monde et nous ne songeons pas à l’unique chose qui devrait nous occuper. » Ce choix de vie peut paraître radical, mais le ciel est une chose sérieuse qui exige un choix : soit je renonce à moi-même pour choisir la volonté de Dieu, soit au contraire, je renonce à la volonté divine, pour la mienne. Dieu me laisse le choix. Il ne s‘impose pas à moi. Il me donne la grâce d’accueillir son amour, un choix qui ne peut que conduire à un vrai bonheur, puisque c’est mettre sa vie entre les mains de quelqu’un qui est le seul qui ne puisse décevoir l’homme. Le coeur de l’homme, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, a faim d’absolu et Dieu seul l’est. Quel que soit notre péché, notre éloignement plus ou moins grand de Dieu, tout est possible pour saisir sa miséricorde, car, comme le dit le saint Curé d’Ars : «  Le Bon Dieu aura plus tôt pardonné à un pécheur repentant qu’une mère n’aura retiré son enfant du feu. » C’est dire !

La Vierge Marie et la foule innombrable des saints sont nos compagnons de route. Ils nous aident dans les choix que nous pouvons poser en mettant notre confiance, non pas dans ce qui est périssable, mais bien dans ce qui est éternel. 

  Curé

P. Thierry Delumeau

9 rue de la Calabre 79400 Saint-Maixent l’école

Tél : 05 49 05 52 21

Port : 06 19 16 70 73

Courriel

  Secrétariat paroissial

9 rue de la Calabre 79400 Saint-Maixent l’école

Tél : 05 49 05 52 21

Courriel

  Permanences d’accueil

9 rue de la Calabre 79400 Saint-Maixent l’école

Tous les jours sauf dimanches et jours fériés de 10h à 12h.