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Commentaire du jour

Commentaire de l’Evangile du Jour (29 Mai) de l’Abbé Thierry Delumeau :

« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » (Jn 21,16) demande Jésus à Simon Pierre. A première vue, étrange question que Jésus pose à Pierre. D’autant plus étrange, que Jésus ne la pose pas une fois, mais bien trois fois et la réponse de Pierre sera trois fois la même : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » (Jn 21,15), mais avec un certain embarras pour la troisième fois : « Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » (Jn 21,17). Pourquoi en est-il ainsi ? A trois reprises, Jésus pose la question, car à trois reprises il a renié son maître. Là, Pierre ne peut pas ne pas se souvenir de ce moment où il a trahit son maître. Au triple reniement, Jésus lui demande une triple confession d’amour. Au péché, il lui donne sa miséricorde. L’importance de recevoir sa miséricorde est fondamentale pour que Pierre puisse être libéré de ce fardeau du péché, qui a lié son coeur. Dans le sacrement de la réconciliation, qui peut nous faire peur par le côté humiliant de dire ses péchés, comme pour Pierre lorsque que Jésus lui pose la question au bout de la troisième fois, nous trouvons le remède libérateur pour notre coeur : l’amour de Dieu. Jésus n’est pas un juge qui condamne le pécheur, non il condamne le péché qui humilie et blesse le coeur du pécheur. Ce n’est par le pécheur, autrement dit chacun de nous que Jésus veut condamner, c’est le péché qui est en nous que Jésus veut condamner pour nous en libérer par le remède de la miséricorde divine, c’est-à-dire son amour qui nous sauve. C’est un peu comme le dentiste qui veut enlever la carie de notre dent. Cela nous fait peur la petite moulinette (je ne sais pas si c’est le terme approprié) qui vient titiller notre dent, mais nous savons bien que c’est pour la soigner, la libérer du mal qui la rongeait. Le péché avait abîmé l’âme de Pierre, Jésus la soigne par sa miséricorde en l’invitant à rejeter ce mal par une confession d’amour, puisque le remède est dans l’amour. 

En même temps que Pierre fait sa triple confession d’amour, voilà que Jésus affirme de manière très surprenante : « Sois le berger de mes agneaux. » (Jn 21,15). Quelle surprise ! Il lui confie son troupeau en même temps qu’il confesse son amour pour recevoir le pardon du Seigneur. C’est par cette triple confession, que Pierre rachète son reniement et se voit confier le troupeau du Seigneur. C’est sur l’amour de Pierre que Jésus lui confie son troupeau. Ce n’est pas sur des qualités, des compétences, des dons particuliers que Pierre posséderait que Jésus lui confie son Eglise, non c’est sur une triple confession d’amour. Quel étrange mystère ! Peut-être serions-nous tentés de trouver Jésus quelque peu imprudent de lui confier une telle responsabilité après l’avoir trahit à trois reprises ? Une triple confession d’amour suffit t-il donc pour que Jésus lui confie son troupeau? Là, nous abordons le grand mystère de la miséricorde divine : ce ne sont pas les hommes, leurs mérites, leur courage, leurs bonnes actions qui nous sauvent, c’est l’amour de Dieu, et lui seul, qui nous sauve, qui mérite pour chacun d’entre nous. Jésus ne confie pas à Pierre une oeuvre humaine, mais une œuvre divine, que Pierre, lui seul, est, aux sens strict, incapable de porter. Jésus ne réclame pas de Pierre des compétences particulières, il lui demande seulement son amour : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Et c’est sur cette seule condition, qu’il peut lui confier son troupeau : « Sois le berger de mes agneaux. » Cette oeuvre de Dieu est une oeuvre d’amour qui demande seulement de partager l’amour qui nous vient de Dieu. Dieu ne demande pas des résultats comptables, des bénéfices ou des progressions de résultat à deux chiffres à Pierre. Il n’en fait pas un pdg de l’Eglise, car celle-ci n’est pas une entreprise humaine. Elle est avant tout un don de Dieu, un mystère d’amour, une pure merveille de Dieu pour les hommes, confiée entre des mains bien fragiles, certes, l’histoire nous le montre malheureusement souvent, mais tenue, malgré tout, dans une main de Dieu toute de tendresse et de miséricorde. Finalement, il faut voir l’Eglise dans cet échange entre Jésus et Pierre, qui laisse deviner une grande force, toute pleine d’amour et de tendresse de la part de Jésus et en même temps toute pleine de fragilité et d’incertitude de la part de Pierre, lequel ne peut faire valoir que sa triple confession d’amour comme socle sur lequel Jésus établit son édifice qu’est l’Eglise. La Vierge Marie, icône de l’Eglise, incarne dans son coeur l’amour plénier de Dieu, la réponse de l’épouse à son époux. En elle, nous trouvons le refuge et le soutien qui nous conduit vers Dieu, l’âme de cette Eglise en prière qu’elle fut entre l’Ascension et la Pentecôte. 

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