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Commentaire du jour

Commentaire de l’Evangile du Jour (30 Mai) de l’Abbé Thierry Delumeau :

« Suis-moi. » (Jn 16,7) dit Jésus à Pierre. Suivre Jésus est le programme du disciple. C’est le programme que tous les saints ont mis en pratique. Mais qu’est-ce que suivre Jésus? On pourrait aussi se poser la question : qu’est ce que cela implique de suivre quelqu’un? Cela implique finalement deux choses.

Tout d’abord, quand je suis quelqu’un, c’est que je le fais volontairement. Je ne suis pas quelqu’un de force, puisqu’en cas de contrainte, au contraire, je m’enfuirai. Suivre quelqu’un implique nécessairement un rapport de confiance, puisqu’en étant derrière la personne que je suis, elle me laisse librement la suivre. Aussi, quand Jésus pose la question à Pierre, il fait appelle à sa volonté : « Suis-moi. »

D’autre part, cela implique de la part de Jésus, donc de celui que je suis, qu’il veuille me conduire quelque part, vers un but, une finalité. Quand je suis quelqu’un c’est pour aller quelque part, avec l’aide de cette personne. Autrement dit, cela implique également la liberté de Jésus qui s’engage dans la demande qu’il formule à Pierre : « Suis-moi. »

Ainsi, suivre Jésus implique une rencontre avec lui, implique que je m’engage à vouloir le chercher, à vouloir désirer que sa vie entre dans la mienne, que sa volonté se fasse en moi, à l’écouter pour reconnaître celui qui m’aime et me conduit sur des chemins sûrs pour moi en quête d’absolu. Autrement dit, c’est laisser Jésus entrer dans ma vie en suivant ses commandements. C’est l’image d’un enfant qui suit les traces de son papa ou de sa maman, qui veut faire comme ses parents, car l’amour et la confiance habite son coeur d’enfant.

On mesure ainsi que le rapport avec Dieu est un rapport d’amour et de confiance, car c’est une relation de personne à personne que j’établis avec lui. Et même dans le cas de Dieu, c’est une relation de ma personne avec trois personnes divines partageant le même être. En fait, suivre Jésus n’implique rien de bien compliqué, si ce n’est ce rapport d’amour et de confiance que l’on établit avec la personne que l’on aime, avec cependant cette différence fondamentale, c’est que Jésus est Dieu, qu’il ne vit pas seulement à côté de moi, mais en moi, dans mon coeur, avec lequel, à tout moment et en tout temps, je peux partager ma vie avec la sienne. C’est une relation d’intimité, qui finalement ne peut avoir d’équivalent sur terre, car lui seul est toujours disponible et, de plus, directement dans mon coeur. Ainsi, un chrétien n’est jamais seul, il est habité par Dieu. Même s’il ne peut pas sentir cette présence par ces sens, elle l’est dans la foi, le seul moyen de rejoindre Dieu en vérité. 

Or, Pierre s’interroge à propos de Jean : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? » (Jn 21,21). Jésus répond : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi. » (Jn 21,22). La tentation est grande de la comparaison, de savoir si lui est plus grand que moi… La réponse de Jésus : « que t’importe ? » est claire. La comparaison est souvent, lorsqu’elle ne pousse pas à l’émulation dans une saine charité, un poison pour l’âme, car elle situe le rapport sur des choses fausses, qui n’ont aucun intérêt pour le bonheur et la joie de notre âme. Jean était, certes, différent des autres apôtres, car il avait cette proximité avec Jésus que n’avaient pas les autres, au point qu’il resta fidèle jusqu’au bout, marquant de sa présence au pied de la Croix, ce que les autres n’ont pu faire, paralysés par la peur. Cela ne vient pas de ce que Jésus préférait Jean aux autres, puisqu’il nous aime d’un amour infini, aussi bien le plus grand des saints, que le plus vilain des hommes, mais parce que tout simplement c’est que Jean a plus aimé le Seigneur que les autres apôtres. Son amour a permis à Jean de suivre le Seigneur jusqu’au bout, jusqu’au pied de la Croix, là où Jésus révèle son amour aux hommes, là où Jésus verse son sang dans les coeurs, les abreuvant de son amour miséricordieux. Une fois de plus, l’on peut dire qu’il n’y a pas aux yeux de Dieu de chrétien supérieur ou inférieur, en raison de leur milieu, éducation ou de style de spiritualité ou liturgique, ou même le fait qu’il soit prêtre, religieux ou laïcs ou tout autre considération humaine. J’entends parfois : « que vous les prêtres, vous êtes au-dessus de nous parce que vous avez consacré votre vie à Dieu. » Ce n’est pas juste. On n’est pas au-dessus, on a simplement répondu à un appel particulier pour le suivre dans cette voie, non pas parce que nous le méritions, tout simplement parce que nous avons répondu à un appel par amour de Dieu. Et les laïcs qui donnent la vie à des enfants, qui s’occupent des membres de leur familles âgés ou malades, qui s’occupent des plus nécessiteux, qui rendent des services à droite et à gauche, qui font leur travail avec une conscience habitée par la charité chrétienne, ne sont-ils pas aussi importants aux yeux de Dieu? Ne répondent-ils pas un appel de Dieu à le suivre? Cela n’est-il pas une partie de la réponse à la question de Jésus : « Suis-moi. » ? Quand la tentation de la comparaison nous guette, souvenons-nous de la parole de Jésus à Pierre, toute pleine de justesse : « que t’importe ? Toi, suis-moi. » Jésus regarde les coeurs, et tous peuvent entendre cet appel, car tous sont aimés du même amour. La Vierge Marie, elle-même, n’a cessé de suivre le Christ. Sa vie fut une suite ininterrompue du Christ. C’est pour cela que son coeur fut une merveille d’amour de Dieu. 

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