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Édito de la semaine

Commentaire de l’Evangile du Jour (9 Mai 2021 – 6ème Dimanche de Pâques) de l’Abbé Thierry Delumeau :

« Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » (Jn 15,12-13). C’est le seul commandement que Jésus laisse à ses disciples. Il n’y a pas à en chercher d’autre et en donne du coup l’importance fondamentale, constitutive de toute vie chrétienne. Il résume tout cela en deux phrases, qui sont d’une très grande densité. Voyons ! Jésus nous parle d’amour. C’est le coeur du message évangélique, car il en est la source, le motif et le but. Cependant, il ne s’agit pas de n’importe quel amour. Il en donne la définition et, de plus, prend le soin de le qualifier comme le sommet, le plus grand qui soit. L’amour que Jésus nous ordonne de vivre s’inscrit dans son amour : « comme je vous ai aimés. » La référence est clairement donnée : c’est lui-même. D’abord, voyons, ce que cela veut dire et ensuite, nous verrons si cette exigence est à notre portée ? 

« Comme je vous ai aimés » donne le ton de l’amour. Comment aimer selon le commandement de Jésus, sinon en regardant comment il nous a aimés. Là, nous sommes au pied de la Croix. C’est là qu’est révélé l’amour, le véritable amour, le plus grand qui soit ; celui qui va jusqu’au bout, sans réserve, qui s’exprime non pas dans le plaisir, la recherche de l’émotion, du sentiment, de l’affect, de tout ce qui pourrait gonfler notre recherche effrénée de ce que nous voulons avoir, posséder. Non, le véritable amour, le plus grand qui soit, va s’exprimer dans le renoncement et le don de sa vie : la perte de sa vie pour la gagner, dans la joie de recevoir de Dieu pour donner, dans l’abandon et la confiance en celui qui ne peut jamais décevoir un coeur qui s’est vidé de lui-même pour se remplir de l’amour de Dieu. Ce n’est pas l’amour du monde, avec ses joies et ses plaisirs que le Seigneur nous propose comme amour, celui-ci ne peut produire que tristesse, insatisfaction et peut conduire à la rivalité, à la jalousie, à l’envie, à l’orgueil, à la médisance ou à la calomnie. Aimer de la sorte amène nécessairement à se préférer au détriment de l’autre. Non, c’est l’amour oblatif, autrement dit l’offrande de soi, qui conduit toujours à préférer l’autre au détriment de soi, que Jésus propose à ses disciples. Cet amour produit joie, bonheur et donne la paix intérieure, qui est l’un des fruits de l’Esprit Saint. Ainsi, sans ambiguïté, Jésus donne une véritable définition de l’amour. Il suffit de se mettre dans l’esprit contemplatif du mystère de la Croix, fixer le regard sur lui et le laisser parler à notre coeur, pour en comprendre la vraie profondeur. Le mystère de la Croix est le livre le plus excellent qui soit sur l’amour.

Tout cela peut paraître très beau, mais est-ce possible de le vivre ? N’est-ce pas irréaliste de vouloir chercher à imiter le Christ, le « comme je vous ai aimés » ? Oui, de fait, s’il ne s’agissait que d’imiter le Christ, sans l’aide de la grâce, tout cela ne serait qu’un doux rêve. Or, il en est autrement. Jésus ne peut pas exiger de ses disciples de faire la chose la plus dure qui soit sans l’aide de sa grâce. Il nous donne les vertus théologales : foi, espérance et charité, qui permettent de vivre l’exigence de l’Evangile, et cela de telle sorte, que personne ne peut dire : Dieu ne m’a pas donné assez de grâce pour vivre le « comme je vous ai aimés. » Ainsi, lorsque je n’aime pas quelqu’un au sens que le Christ me le demande, je dois me poser la question : suis-je prêt à accueillir tout l’amour que Dieu veut me donner pour aimer ou bien mets-je un refus, un obstacle à son amour parce que je veux me préférer à l’autre ?

Les martyrs, la foule innombrable des saints, à commencer par la Vierge Marie, sont les exemples vivants de l’amour du « comme je vous ai aimés. » C’est une école de l’amour, car la sainteté n’est autre que l’amour du « comme je vous ai aimés. » Ils nous montrent tous, qu’ils ont découvert la profondeur de cet amour dans le regard du Christ. Son visage n’a cessé, aux cours des siècles, de rayonner de la joie du don, n’a cessé de toucher les coeurs, notamment celui d’un certain Simon de Cyrène, réquisitionné pour porter la croix d’un condamné avant de se laisser porter par l’amour de celui qui se donne pleinement à lui, l’invitant à sacrifier ses désirs pour se donner à l’autre. En donnant, il a trouvé le bonheur d’être aimé d’un amour infini. 

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P. Thierry Delumeau

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