Textes de méditation, prière, proposés dans la paroisse

Vous trouverez ci-dessous des prières et méditations proposées par des paroissiennes et des paroissiens; nous avons essayé de les classer par thème; toute proposition de suggestion d’amélioration sera la bienvenue. Vous pouvez également nous proposer des textes de méditation ou des prières, en envoyant un message à l’adresse suivante: paroissestjacquespy@free.fr

Le 28 mai,oué, sois-tu Seigneur! Cliquer ici

Prières de confiance, espérance, partage, louange. Cliquer ici.

Prières d’intercession, de demande. Cliquer ici

Pour un temps de méditation personnelle. Cliquer ici

Prières à Marie. Cliquer ici

Textes pour le Carême et le temps de Pâques. Cliquer ici

Textes pour l’Avent, Noël. Cliquer ici

Prières de confiance, espérance, partage, louange

Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes les créatures,
spécialement, monsieur frère Soleil,
lequel est le jour et par lui tu nous illumines.

Loué sois-tu,, mon Seigneur, par soeur Lune et les étoiles,
dans le ciel tu les as formées claires, précieuses et belles.

Loué sois-tu, mon Seigneur, par frère Vent
et par l’air et le nuage.

Loué sois-tu, mon Seigneur, par soeur Eau,
laquelle est très utile et humble et précieuse

Loué sois-tu, mon Seigneur, par frère Feu
par lequel tu illumines dans la nuit,

Loué sois-tu, mon Seigneur, par soeur notre mère Terre,
laquelle nous soutient et nous nourrit
et produit divers fruits avec les fleurs colorées et l’herbe.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour tous les animaux
Et les oiseaux du ciel
pour les montagnes et les collines et les arbres des vergers

Loué sois-tu, pour les peuples du monde
vous les hommes et vous les femmes
Vous les vieillards et les enfants.

Loué sois-tu, pour ton Esprit Saint,
vent de la Pentecôte, qui donne vie à toute ta Création
et nous appelle à donner vie autour de nous.

Loué sois-tu, pour toutes ces merveilles !
(prière inspirée de Saint François d’Assises)

Texte prophétique d’un prêtre bordelais :

Et tout s’est arrêté…
Ce monde lancé comme un bolide dans sa course folle, ce monde dont nous savions tous qu’il courait à sa perte mais dont personne ne trouvait le bouton « arrêt d’urgence », cette gigantesque machine a soudainement été stoppée net. A cause d’une toute petite bête, un tout petit parasite invisible à l’œil nu, un petit virus de rien du tout… Quelle ironie ! Et nous voilà contraints à ne plus bouger et à ne plus rien faire. Mais que va-t-il se passer après ? Lorsque le monde va reprendre sa marche ; après, lorsque la vilaine petite bête aura été vaincue ? A quoi ressemblera notre vie après ?

Après ?
Nous souvenant de ce que nous aurons vécu dans ce long confinement, nous déciderons d’un jour dans la semaine où nous cesserons de travailler car nous aurons redécouvert comme il est bon de s’arrêter ; un long jour pour goûter le temps qui passe et les autres qui nous entourent.
Et nous appellerons cela le dimanche.

Après ?
Ceux qui habiteront sous le même toit, passeront au moins 3 soirées par semaine ensemble, à jouer, à parler, à prendre soin les uns des autres et aussi à téléphoner à papy qui vit seul de l’autre côté de la ville ou aux cousins qui sont loin.
Et nous appellerons cela la famille.

Après ?
Nous écrirons dans la Constitution qu’on ne peut pas tout acheter, qu’il faut faire la différence entre besoin et caprice, entre désir et convoitise ; qu’un arbre a besoin de temps pour pousser et que le temps qui prend son temps est une bonne chose. Que l’homme n’a jamais été et ne sera jamais tout-puissant et que cette limite, cette fragilité inscrite au fond de son être est une bénédiction puisqu’elle est la condition de possibilité de tout amour.
Et nous appellerons cela la sagesse.

Après ?
Nous applaudirons chaque jour, pas seulement le personnel médical à 20h mais aussi les éboueurs à 6h, les postiers à 7h, les boulangers à 8h, les chauffeurs de bus à 9h, les élus à 10h et ainsi de suite. Oui, j’ai bien écrit les élus, car dans cette longue traversée du désert, nous aurons redécouvert le sens du service de l’Etat, du dévouement et du Bien Commun. Nous applaudirons toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont au service de leur prochain.
Et nous appellerons cela la gratitude.

Après ?
Nous déciderons de ne plus nous énerver dans la file d’attente devant les magasins et de profiter de ce temps pour parler aux personnes qui comme nous, attendent leur tour. Parce que nous aurons redécouvert que le temps ne nous appartient pas ; que Celui qui nous l’a donné ne nous a rien fait payer et que décidément, non, le temps ce n’est pas de l’argent ! Le temps c’est un don à recevoir et chaque minute un cadeau à goûter.
Et nous appellerons cela la patience.

Après ?
Nous pourrons décider de transformer tous les groupes WhatsApp créés entre voisins pendant cette longue épreuve, en groupes réels, de dîners partagés, de nouvelles échangées, d’entraide pour aller faire les courses où amener les enfants à l’école.
Et nous appellerons cela la fraternité.

Après ?
Nous rirons en pensant à avant, lorsque nous étions tombés dans l’esclavage d’une machine financière que nous avions nous-mêmes créée, cette poigne despotique broyant des vies humaines et saccageant la planète. Après, nous remettrons l’homme au centre de tout parce qu’aucune vie ne mérite d’être sacrifiée au nom d’un système, quel qu’il soit.
Et nous appellerons cela la justice.

Après ?
Nous nous souviendrons que ce virus s’est transmis entre nous sans faire de distinction de couleur de peau, de culture, de niveau de revenu ou de religion. Simplement parce que nous appartenons tous à l’espèce humaine. Simplement parce que nous sommes humains. Et de cela nous aurons appris que si nous pouvons nous transmettre le pire, nous pouvons aussi nous transmettre le meilleur. Simplement parce que nous sommes humains.
Et nous appellerons cela l’humanité.

Après ?
Dans nos maisons, dans nos familles, il y aura de nombreuses chaises vides et nous pleurerons celles et ceux qui ne verront jamais cet après. Mais ce que nous aurons vécu aura été si douloureux et si intense à la fois que nous aurons découvert ce lien entre nous, cette communion plus forte que la distance géographique. Et nous saurons que ce lien qui se joue de l’espace, se joue aussi du temps ; que ce lien passe la mort. Et ce lien entre nous qui unit ce côté-ci et l’autre de la rue, ce côté-ci et l’autre de la mort, ce côté-ci et l’autre de la vie,
nous l’appellerons Dieu.

Après ?
Après ce sera différent d’avant mais pour vivre cet après, il nous faut traverser le présent. Il nous faut consentir à cette autre mort qui se joue en nous, cette mort bien plus éprouvante que la mort physique. Car il n’y a pas de résurrection sans passion, pas de vie sans passer par la mort, pas de vraie paix sans avoir vaincu sa propre haine, ni de joie sans avoir traversé la tristesse.
Et pour dire cela, pour dire cette lente transformation de nous qui s’accomplit au cœur de l’épreuve, cette longue gestation de nous-mêmes, pour dire cela, il n’existe pas de mot.

Ecrit par Pierre Alain LEJEUNE, prêtre à Bordeaux

CONFIER SON CHEMIN EN ACTION DE GRÂCE
Moi, dit Dieu, je crois en l’homme
Je sais que ça vous étonne,
ça étonne tout le monde
ça m’étonne même un peu parfois.
Pourtant c’est ma profession de foi, de toute éternité.
Vous, les hommes, vous croyez en Dieu, un peu.
Moi, dit Dieu, je crois en l’homme, beaucoup.
Je suis un Dieu qui croit en l’homme,
et c’est pour ça que j’ai inventé Noël.
Je vous ai confié mon Fils, dans l’enfance, sans défense ; c’est ça l’amour !
Pour le meilleur et pour le pire, sans «repentance» : c’est ça l’amour !
Je crois en l’homme, et je lui donne mon Fils!
Moi, je crois en l’homme, et pourtant je le connais bien.
Je sais ce qu’il y a dans l’homme.
Je ne suis pas un naïf, je suis un réaliste, le seul !
Écoutez-moi !
Moi, dit Dieu, si je crois en l’homme, c’est que je sais mieux que personne, la puissance de l’Amour

Auteur inconnu
Texte de méditation proposé par le CCFD dans son livret  2019 pour le 4ème dimanche de carême
cliquer pour découvrir le livret

L’Espérance (la Speranza)

Message d’une amie, religieuse à Milan
La Speranza (l’espérance) en Italie ces jours-ci, c’est le ciel d’un bleu dépollué et provocant, c’est le soleil qui brille obstinément sur les rues désertes, et qui s’introduit en riant dans ces maisonnées qui apprennent à redevenir familles…

…La Speranza ce sont ces post-it anonymes par centaines qui ont commencé à couvrir les devantures fermées des magasins, pour encourager tous ces petits commerçants au futur sombre, à Bergame d’abord, puis, comme une onde d’espérance – virale elle aussi – en Lombardie, avant de gagner toute l’Italie : « Tutto andrà bene <3 » (et comment ne pas penser à ces paroles de Jésus à Julienne de Norwich « …ma tutto sarà bene e tutto finirà bene »* ?),

La Speranza c’est la vie qui est plus forte et le printemps qui oublie de porter le deuil et la peur, et avance inexorablement, faisant verdir les arbres et chanter les oiseaux.

La Speranza ce sont tous ces professeurs exemplaires qui doivent en quelques jours s’improviser créateurs et réinventer l’école, et se plient en huit pour affronter avec courage leurs cours à préparer, les leçons online et les corrections à distance, tout en préparant le déjeuner, avec deux ou trois enfants dans les pattes.

La Speranza, tous ces jeunes, qui après les premiers jours d’inconscience et d’insouciance, d’euphorie pour des « vacances » inespérées, retrouvent le sens de la responsabilité, et dont on découvre qu’ils savent être graves et civiques quand il le faut, sans jamais perdre créativité et sens de l’humour : et voilà que chaque soir à 18h, il y aura un flashmob pour tous… un flashmob particulier. Chacun chez soi, depuis sa fenêtre… et la ville entendra résonner l’hymne italien, depuis tous les foyers, puis les autres soirs une chanson populaire, chantée à l’unisson. Parce que les moments graves unissent.

La Speranza, tous ces parents qui redoublent d’ingéniosité et de créativité pour inventer de nouveaux jeux à faire en famille, et ces initiatives de réserver des moments « mobile-free » pour tous, pour que les écrans ne volent pas aux foyers tout ce Kairos qui leur est offert.

La Speranza – après un premier temps d’explosion des instincts les plus primaires de survie (courses frénétiques au supermarché, ruée sur les masques et désinfectants, exode dans la nuit vers le sud…) – ce sont aussi les étudiants qui, au milieu de tout ça, ont gardé calme, responsabilité et civisme… qui ont eu le courage de rester à Milan, loin de leurs familles, pour protéger leurs régions plus vulnérables, la Calabre, la Sicile… mais surtout qui résistent encore à cet autre instinct primaire de condamner et de montrer du doigt pleins de rage ou d’envie, ceux qui n’ont pas eu la force de se voir un mois isolés, loin de leur famille, et qui ont fui.

La Speranza c’est ce policier qui, lors des contrôles des « auto-certificats » et tombant sur celui d’une infirmière qui enchaîne les tours et retourne au front, s’incline devant elle, ému :« Massimo rispetto ».

Et la Speranza bien sûr, elle est toute concentrée dans cette « camicia verde » des médecins et le dévouement de tout le personnel sanitaire, qui s’épuisent dans les hôpitaux débordés, et continuent le combat. Et tous de les considérer ces jours-ci comme les véritables « anges de la Patrie ».

Mais la Speranza c’est aussi une vie qui commence au milieu de la tourmente, ma petite sœur qui, en plein naufrage de la Bourse, met au monde un petit Noé à deux pays d’ici, tandis que tout le monde se replie dans son Arche, pour la « survie », non pas des espèces cette fois-ci, mais des plus vulnérables.

Et voilà la Speranza, par-dessus tout : ce sont ces pays riches et productifs, d’une Europe que l’on croyait si facilement disposée à se débarrasser de ses vieux, que l’on pensait cynique face à l’euthanasie des plus « précaires de la santé »… les voilà ces pays qui tout d’un coup défendent la vie, les plus fragiles, les moins productifs, les « encombrants » et lourds pour le système-roi, avec le fameux problème des retraites…

Et voilà notre économie à genoux. À genoux au chevet des plus vieux et des plus vulnérables.

Tout un pays qui s’arrête, pour eux

Et en ce Carême particulier, un plan de route nouveau : traverser le désert, prier et redécouvrir la faim eucharistique. Vivre ce que vivent des milliers de chrétiens de par le monde. Retrouver l’émerveillement. Sortir de nos routines…

Et dans ce brouillard total, naviguer à vue, réapprendre la confiance, la vraie. S’abandonner à la Providence.

Et apprendre à s’arrêter aussi. Car il fallait un minuscule virus, invisible, dérisoire, et qui nous rit au nez, pour freiner notre course folle.

Et au bout, l’espérance de Pâques, la victoire de la vie à la fin de ce long carême, qui sera aussi explosion d’étreintes retrouvées, de gestes d’affection et d’une communion longtemps espérée, après un long jeûne.

Et l’on pourra dire avec saint François « Loué sois-Tu, ô Seigneur, pour fratello Coronavirus, qui nous a réappris l’humilité, la valeur de la vie et la communion !».

Courage, n’ayez pas peur : Moi, j’ai vaincu le monde ! (Jn 16, 33)

Texte reçu de la paroisse Saint-Marc du Parmelan (diocèse d’Annecy) cliquer ici

J’espère en silence (chant)

J’espère en silence
Ton Salut, Seigneur
J’élève mon âme vers Toi, mon Dieu
Sans fin je Te cherche

1- Quand tu te cachais au jardin
Je t’ai cherché
Où es-tu ?
Tu avais peur de Moi parce que tu étais nu
Alors Je fis une tunique et t’en revêtis
Et à la descendance de la femme Je confie ton salut

2- En Égypte J’ai vu ta misère
Ô Mon peuple
J’ai entendu ton cri devant tes oppresseurs
Je suis descendu te délivrer de leur main
J’ai fendu la mer en deux et t’ai libéré

3- Que pourrais-Je faire encore pour Ma vigne ?
Je l’ai bêchée, j’en ai ôté les pierres
J’y ai planté du raisin de choix
J’y ai bâti une tour de garde et creusé un pressoir
Maison d’Israël, c’est toi Ma vigne
Le plant que J’ai aimé

4- Tu M’étais infidèle, aussi Je te conduirai au désert pour parler à ton cœur
Je te fiancerai à Moi
Pour toujours
Dans la tendresse et la miséricorde

J’espère en silence – Chœur du Séminaire français de Rome (© Editions Jade)

 

Je reste à la maison, Seigneur
Je reste à la maison, Seigneur !
Et aujourd’hui, je m’en rends compte,
Tu m’as appris cela,
Demeurant obéissant au Père,
Pendant trente ans dans la maison de Nazareth,
En attente de la grande mission.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et dans l’atelier de Joseph,
Ton gardien et le mien
J’apprends à travailler, à obéir,
Pour arrondir les angles de ma vie
Et te préparer une œuvre d’art.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et je sais que je ne suis pas seul
Parce que Marie, comme toute mère,
Est dans la pièce à côté, en train de faire des corvées,
Et de préparer le déjeuner
Pour nous tous, la famille de Dieu.

Je reste à la maison, Seigneur
Et je le fais de manière responsable pour mon propre bien,
Pour la santé de ma ville, de mes proches,
Et pour le bien de mon frère
Que tu as mis à côté de moi,
Me demandant de m’en occuper
Dans le jardin de la vie.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et dans le silence de Nazareth,
Je m’engage à prier, à lire,
Etudier, méditer,
Etre utile pour les petits travaux,
Afin de rendre notre maison plus belle et plus accueillante.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et le matin, je te remercie
Pour le nouveau jour que tu me donnes,
En essayant de ne pas le gâcher
Et l’accueillir avec émerveillement,
Comme un cadeau et une surprise de Pâques.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et à midi, je recevrai
La salutation de l’Ange,
Je me rendrai utile pour l’amour,
En communion avec toi
Qui t’es fait chair pour habiter parmi nous ;
Et fatigué par le voyage,
Assoiffé, je te rencontrerai
Au puits de Jacob

Je reste à la maison, Seigneur !
Et dans la nuit,
En communion de prière avec les nombreux malades
Et les personnes seules,
J’attendrai l’aurore
Pour chanter à nouveau ta miséricorde
Et dire à tout le monde que,
Dans les tempêtes,
Tu as été mon refuge.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et je me sens pas seul et abandonné,
Parce que tu me l’as dit :
Je suis avec vous tous les jours.
Oui, et surtout en ces jours de confusion,
Ô Seigneur, dans lesquels,
Si ma présence n’est pas nécessaire,
Je vais atteindre chacun,
Uniquement avec les ailes de la prière.
Amen !

Joseph, évêque italien

Quand tu rencontres quelqu’un,
Ne commence pas par l’attirer son TON terrain
Tu dois d’abord jouer en déplacement,
Tu dois rencontrer l’autre sur SON terrain.

Quand tu rencontres quelqu’un,
Ne t’arrête pas à une première impression
Car tu sais bien que le premier visage
Que nous présentons aux autres
N’est pas toujours notre vrai visage.

Que ton premier contact avec l’autre
Ne soit qu’une légère touche sur la toile où,
Peu à peu tu ébauches son portrait.
C’est à travers un long chemin parcouru ensemble
Que l’on se découvre davantage l’un à l’autre sous son vrai visage.

Partager, c’est donner, donner le meilleur de soi-même.
Mais le partage, c’est aussi recevoir :
Croire que l’autre à quelque chose à m’apporter :
Un sourire, l’écoute, la gratuité, l’émerveillement,
La solidarité, le respect de l’autre.

Seigneur, ouvre mes yeux, ouvre mes lèvres, mes mains,
Ouvre-moi tout entier aux splendeurs de ta Vie qui se donne sans cesse.
Reçois mon cœur, Esprit de Dieu, que je sois lumière et feu !
Ouvre mon cœur, Esprit de Dieu, que mon amour soit audacieux,
A TE Rencontrer.

source : la fraternité Charles de Foucault d’Afrique
              ccfd-terre solidaire-vivre le carême 2014

Prière lors de la journée sur l’accueil du 27 janvier 2020 :

Prière pour la Terre

Dieu Tout-Puissant
qui es présent dans tout l’univers
et dans la plus petite de tes créatures,
Toi qui entoures de ta tendresse tout ce qui existe,
répands sur nous la force de ton amour
pour que nous protégions la vie et la beauté.

Inonde-nous de paix,
pour que nous vivions comme frères et sœurs
sans causer de dommages à personne.

Ô Dieu des pauvres,
aide-nous à secourir les abandonnés
et les oubliés de cette terre qui valent tant à tes yeux.

Guéris nos vies,
pour que nous soyons des protecteurs du monde et non des prédateurs,
pour que nous semions la beauté et non la pollution ni la destruction.

Touche les cœurs de ceux qui cherchent seulement des profits
aux dépens de la terre et des pauvres.

Apprends-nous à découvrir la valeur de chaque chose,
à contempler, émerveillés,
à reconnaître que nous sommes profondément unis
à toutes les créatures sur notre chemin vers ta lumière infinie.

Merci parce que tu es avec nous tous les jours.

Soutiens-nous, nous t’en prions, dans notre lutte pour la justice, l’amour et la paix.

Pape François (Laudato Si)

« Voici que je me tiens à la porte et que je frappe! C’est vrai!
Je me tiens à la porte de ton cœur, jour et nuit. Même quand tu n’écoutes pas, même quand tu doutes que ce puisse être moi, c’est Moi qui suis là.
J’attends le moindre petit signe de réponse de ta part, le plus léger murmure d’invitation, qui me permettra d’entrer chez toi.
Je veux que tu saches que chaque fois que tu m’inviteras, je vais réellement venir. Je serai toujours là, sans faute.
Silencieux et invisible, je viens, mais avec l’infini pouvoir de mon amour.
Je viens avec ma miséricorde, mon désir de te pardonner, de te guérir, avec tout l’amour que j’ai pour toi.
Un amour au delà de toute compréhension, un amour où chaque battement du coeur est celui que j’ai reçu du Père même.
Comme le Père m’a aimé, moi aussi, je t’ai aimé.
Je viens, assoiffé de te consoler, de te donner ma force, de te relever, de t’unir à moi dans toutes mes blessures.
Je vais t’apporter ma lumière.
Je viens écarter les ténèbres et les doutes de ton cœur.
Je viens avec mon pouvoir capable de te porter toi-même et de porter tous tes fardeaux.
Je viens avec ma grâce pour toucher ton coeur et transformer ta vie.
Je viens avec ma paix qui va apporter le calme et la sérénité à ton âme
Je connais tout de toi. Même les cheveux de ta tête, je les ai tous comptés. Rien de ta vie n’est sans importance à mes yeux.
Je connais chacun de tes problèmes, de tes besoins, de tes soucis.
Oui, je connais tous tes péchés, mais je le redis encore une fois: je t’aime, non pas pour ce que tu as fait mais pour ce que tu n’as pas fait. Je t’aime pour toi-même.
Je t’aime pour la beauté et la dignité que mon Père t’a données en te créant à son image et à sa ressemblance

Mère Térésa, texte lu et prié lors de la veillée d’action de grâce à Viennay le 13 septembre 2019

 

SEIGNEUR  CRUCIFIE  et  RESSUSCITE,

Apprends-nous à affronter les luttes de la vie quotidienne,afin que nous vivions dans une plus grande plénitude.
Tu as humblement et patiemment accueilli les échecs de la vie  humaine,
comme  les souffrances de ta crucifixion.
Alors, les peines et les luttes  que nous apporte chaque journée,
aide-nous à les vivre comme des occasions de grandir, et de mieux te ressembler.
Rends-nous capables de les affronter, patiemment et bravement,
pleins de confiance dans ton soutien.
Fais-nous comprendre que nous n’arrivons à la plénitude de la vie
qu’en mourant sans cesse à nous-mêmes  et à nos désirs égoïstes.
Car c’est seulement en mourant avec toi que nous  pouvons ressusciter avec toi.
que rien, désormais, ne nous fasse souffrir ou pleurer
au point d’en oublier la joie de ta résurrection !
Tu es le soleil éclaté de l’amour du Père,
Tu es l’espérance du bonheur éternisé,
Tu es le feu de l’amour embrasé.
Que la joie de Jésus soit force en nous,
Et qu’elle soit , entre nous, lien de Paix, d’unité et d’Amour. Amen.

Au nom du Père,
La main sur le front.
Je voudrais écrire Dieu sur tous mes rêves.
Je voudrais marquer Dieu sur toutes mes idées.
Je voudrais que la main de Dieu soit sur toutes mes pensées

Au nom du Fils,
La main sur le cœur.
Je voudrais dire Dieu,
Je voudrais chanter Dieu
Avec tous les mots de mon amour.
Je voudrais planter Dieu
Dans tous les jardins de ma tendresse.

Au nom du Saint-Esprit,
La main qui fait la traversée
Et le voyage depuis une épaule
Jusqu’à l’autre épaule.
Je voudrais écrire Dieu
Sur tout moi-même.
Je voudrais m’habiller de Dieu
De haut en bas
Et d’une épaule à l’autre.
Je voudrais que le grand vent de l’Esprit Souffle d’une épaule sur l’autre,
D’un bout du monde à l’autre
Jusqu’aux extrémités de la terre.

Un poème du P Debruyne, proposé par la Communauté locale de Mazières en Gâtine

Je sais que tu as en estime mon métier,
toi qui as dit de ton Père qu’il est agriculteur ou laboureur.

Et pourtant, je suis fatigué Seigneur, fatigué…
Mes épaules sont lourdes, ma tête pleine de questions :
Que faudra-t-il pour semer cette parcelle ?
Programmer pour l’an prochain ?
Le temps sera-t-il plus clément ?
Comment vais-je payer la dernière facture ?
Souscrire un nouvel emprunt et faire face aux échéances ?

Quand pourrons-nous prendre un vrai week-end ?

Et puis, Seigneur, ce revenu qui s’effrite encore et toujours !!!
Tout augmente, sauf mes prix.
Alors, on nous dit : innovez, faites en moins et transformez !
Nous sommes cultivateurs : il faut conduire les tracteurs, entretenir la mécanique, faire des plans de fumure, semer, récolter, stocker.
Nous sommes éleveurs : il faut faire naître, élever, nourrir, soigner nos animaux.
Nous sommes gestionnaires : il faut faire la comptabilité, enregistrer, saisir sur ordinateur, analyser le bilan, prévoir…

Et puis, ce n’est pas fini :
Faute d’argent, nous faisons les charpentiers, nous brassons des mètres cubes de béton pour loger les animaux, le matériel, stocker le fourrage et la paille.

Transformer ; il faut être commerçant, concepteur d’emballage, faire du marketing… en espérant que le consommateur sera là, si possible bienveillant.
Eh oui, car maintenant le consommateur pense et décrète ce qui doit être fait dans chacune de nos fermes, et devint soupçonneux quant à nos méthodes de travail !!!

Seigneur, nous n’en pouvons plus !

Combien d’agriculteurs perdent la foi ?
Combien d’hommes écrasés et aigris par les difficultés économiques se laissent sombrer dans la tiédeur ou la révolte ?

Seigneur, voici notre prière :

Garde nous du désespoir et de l’amertume .
Garde nous dans l’espérance quand nous n’en pouvons plus.
Toi, Dieu de la vie, Tu nous aimes et Tu ne nous déçois pas.
Tu as pris notre condition humaine,
Tu as peiné au travail pendant la majeure partie de ta vie sur terre.
Que ton Esprit nous aide à voir ce que nous devons faire.
Merci Seigneur, Dieu du ciel et de la terre et louange à toi.

Prière d’un paysan, lue pendant la célébration de la Fête de la Terre, à Mazières, le 25 août 2019

Prières d'intercession, de demande

Seigneur, nous voulons prier pour les bourreaux, mais tout seuls, nous n’y arrivons pas.
Dans ce monde de barbarie, comment vivre en vérité ton second commandement ?
C’est toute l’humanité qui est malade. Nous confondons justice et pardon,
nous ne savons pas comment prier d’un cœur sincère pour ceux qui torturent et qui tuent.
Toi, Seigneur, tu as souffert de la méchanceté des hommes,
et tu n’as retenu contre eux qu’amour et compassion devant leur aveuglement.
Que peuvent apporter de plus à l’immensité de ta miséricorde nos prières défaillantes ?
Et pourtant, Seigneur, nous osons croire que tu attends de nous
non seulement de lutter pour que cesse un jour cette déchirure profonde dans notre humanité,
mais un surcroît d’amour qui nous associera à ton œuvre de rédemption.
Mais c’est si difficile de voir clair en nous-mêmes. Nous avons besoin de ton aide.
Apprends-nous à être en tout temps des artisans de paix,
à nous méfier de l’engrenage de la violence.
Apprends-nous à ne condamner que les effets du mal, pour mieux le combattre,
et à ne pas juger le tortionnaire, notre frère, enfermé dans ses ténèbres.
Apprends-nous à croire en vérité que tout homme, même le plus vil, est à ton image.
Apprends-nous à prier : que notre prière soit toujours, pour tous, un élan d’amour.
Accorde-nous la force de lutter sans relâche pour que ta Parole soit reconnue et suivie.
Humblement, nous appelons ta clémence pour les bourreaux
qui ont quitté cette vie et dont tu peux sonder la souffrance.
Nous te supplions pour tous ceux qui, par perversité ou par lâcheté, se livrent au mal.
Ouvre leurs yeux aveugles, apaise la haine qui endurcit leurs cœurs,
prends pitié de leur égarement avant qu’ils ne se perdent,
et suscite en eux un désir de conversion.
Que nous ayons toujours l’espérance de voir naître en eux l’homme nouveau.
Et que ta grâce, Seigneur, nous aide à te suivre.
Ta justice est justice d’amour et elle mène au pardon.
Seigneur, apprends-nous à pardonner.

ACAT, ONG chrétienne contre la torture et la peine de mort; cliquer ici

Seigneur,fais de moi un instrument de ta paix !
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.
Ainsi soit-il ! »
Seigneur,
Dans le silence de ce jour naissant,
je viens te demander la Paix, la Sagesse, la Force.
Je veux regarder aujourd’hui le monde avec des yeux tout remplis d’amour,
être patient, compréhensif doux et sage,
voir au-delà des apparences, tes enfants,
comme tu les vois Toi-même et ainsi, ne voir que le bien de Chacun.
Ferme mes oreilles à toute calomnie,
garde ma langue de toute malveillance,
que seules les pensées qui bénissent,
demeurent en mon esprit,
que je sois si bienveillant et si joyeux ,
que tous ceux qui m’approchent, sentent Ta présence.
Revêts-moi de ta Beauté
Seigneur et qu’au long de ce jour je Te révèle
St François d’Assise

Texte proposé par la Fraternité de Secondigny

 

C’est tout l’univers qui t’acclame, Seigneur !
Car c’est toi qui en es le créateur.
Nous pensons à ta Parole :
A qui irions-nous Seigneur ?
Tu as les Paroles de la Vie et du Bonheur.
Pourquoi ne t’écoutons-nous pas toujours ?
Nous sommes si faibles face à ton Amour.
Aide-nous à renaître à ton image
Afin que notre chemin soit plus sage.
Car tu es la lumière, la Vérité,
Le Dieu qui mène à la paix.
Tes bras sont notre refuge,
Ta voix est silencieuse.
Mais tes pas se font retentir au plus profond de notre coeur.
Reste avec nous Seigneur,
Nous sommes Heureux d’être avec toi !
Transfigure-nous face à notre faible foi.
Et sur la montagne de notre vie,
Que nous gravissons péniblement,
Fais briller dans notre nuit
Ton visage, éternellement !

Auteur : Brigitte Butez, salésienne coopératrice
Prière parue sur le site Prier.be; cliquer ici

 

Bernadette, tu as longtemps cherché où le Seigneur t’appelait.
Tu as prié. Tu as écouté. Tu as fait confiance.
Tu étais sûre que le Seigneur t’éclairerait.
Tu t’es remise totalement entre les mains de Dieu.

À l’image de Marie qui t’avait prise pour confidente,
Bernadette,
inspire-moi ta confiance, ton ouverture et ta patience.
Seigneur, éclaire-nous sur notre route et donne-nous la force de dire « oui »
quand nous entendons tes appels.

Bernadette, tu désirais très fort l’Eucharistie.
Tu as tout fait pour communier, enfin, au Corps du Christ.
Tu aimais adorer le Saint-Sacrement,
pour unir ta vie à l’offrande de Jésus, le Sauveur.

À l’image de Marie, la Femme eucharistique.
Bernadette, inspire-moi ta faim de l’Eucharistie :
elle est nourriture, présence et offrande d’amour.
Seigneur, tu nous as donné ton Fils, le Pain vivant et éternel.
Que son Eucharistie transforme nos vies
en une perpétuelle action de grâce.

Bernadette, tu as toujours aimé servir les autres.
Le 11 février, la Vierge t’est apparue quand tu étais partie chercher du bois.
Chez les soeurs, tu as appris à soigner les malades et les pensionnaires de l’hospice.
Plus tard, à Nevers, tu étais excellente infirmière, animée d’une charité attentive et intelligente.

À l’image de Marie qui a vu les besoins d’une famille, à Cana.
Bernadette, inspire-moi ta générosité et ta foi
pour servir le Christ en ses membres souffrants.
Seigneur, tu nous as donné des frères et des sœurs à aimer.
Que nos yeux, nos bras et nos cœurs soient ouverts
à tous ceux que tu mets sur notre route.

Bernadette, ta foi a grandi dans l’Église.
L’Église, ce fut ta famille, ta paroisse, ta communauté religieuse.
Courageusement, tu es allée dire aux prêtres d’organiser la procession et de bâtir la chapelle.
Une fois ta mission accomplie, tu es rentrée dans le silence et dans l’humilité.

À l’image de Marie, présente au jour de la Pentecôte
et silencieuse jusqu’à son entrée dans le Ciel,
Bernadette, inspire-moi ton amour de l’Église :
que j’aie confiance en elle et que j’y apporte ma pierre.
Seigneur, tu donnes à chacun une place dans ton Église.
Fais-nous répondre à notre vocation avec la même simplicité
et la même générosité que Marie et Bernadette. Amen !

Source : site officiel des Sanctuaires de Notre-Dame de Lourdes (2009)
Texte proposé par le groupe de préparation de « Louons, Adorons »; cliquer sur le lien pour plus d’informations

 

Vierge Marie,
Mère de toutes les réconciliations
Nous venons te prier pour la paix :
Donne-nous d’être forts contre la violence,
Donne-nous d’être solidaires dans la vérité,
Donne-nous de savoir nous informer,
Donne-nous le courage de rester calmes,
Donne-nous d’ignorer la haine
Et prépare-nous à pardonner.
Vierge Marie
Mère de toutes les réconciliations
Garde nos cœurs et nos pensées
Dans le Christ Jésus
Le Prince de la Paix.

Saint Augustin d’Hippone (354-430)
Texte proposé par la Fraternité de Mazières (décembre 2019)

 

Seigneur Jésus,
Nous venons Te confier nos petits-enfants.
Ils sont notre joie, la promesse de demain
Et l’espérance de nos cœurs.
Donne-nous de poursuivre auprès d’eux
La mission que Tu nous as confiée.
Donne-nous un cœur plein de tendresse
Pour les accueillir, les écouter, les comprendre,
Dialoguer avec eux,
Les aimer.
Nous Te prions avec Marie, ta Mère et notre Mère,
Avec Anne et Joachim, tes grands-parents.
Ensemble,
Animés du souffle de ton Esprit,
En communion avec tous les Saints,
Nous sommes ton Eglise.
Nous contribuons ainsi
A l’avènement de ton Règne parmi nous.
Toi qui es vivant,
Avec le Père et l’Esprit-Saint,
Pour les siècles des siècles.
Amen !

Texte proposé par une paroissienne d’Azay sur Thouet

 

Dieu notre Père,
Ton Fils Unique Jésus-Christ
Ressuscité d’entre les morts
A confié à Ses disciples Sa mission:
«Allez! De toutes les nations faites des disciples».(Mt28,19)
Tu nous rappelles que par le Baptême
Nous participons tous à la mission de l’Eglise.
Par le don de Ton Esprit-Saint, accorde-nous la grâce
D’être témoins de l’Évangile,
Courageux et ardents,
Pour que la mission confiée à l’Église.
Soit poursuivie en trouvant des expressions nouvelles et efficaces
Qui apportent la vie et la lumière au monde.
Aide-nous à faire en sorte que tous les peuples
Puissent rencontrer l’amour sauveur et la miséricorde
De Jésus-Christ, notre Seigneur et notre Dieu,
Qui vit et règne avec Toi, dans l’unité du Saint-Esprit,
Maintenant et pour les siècles des siècles.
Amen.

Prière pour la Journée mondiale du migrant et du réfugié du 29 septembre 2019.

Seigneur Jésus que j’adore, Tu as donné ta vie pour moi.
Car aimer, c’est tout donner, et se donner soi-même.
Par amour, pour mon Salut,  Tu as pris sur toi tous mes péchés,
pour que j’en sois lavé, purifié, pardonné par le Père.
Je te remercie, Seigneur, de cet Amour que tu as pour moi.
Je n’ai pas toujours su ni voulu y répondre comme il faut.
Pardon pour toutes les fois où je ne t’ai pas aimé vraiment.
Pardon pour toute la peine que je t’ai faite,
à Toi et aussi aux autres qui sont tous ‘mon prochain’.
Je le regrette du fond de mon cœur,
et je te promets de faire des efforts pour t’aimer davantage,
Toi et tous les autres qui sont tous ‘mon prochain’.
Je viens vers Toi, Seigneur Jésus, comme un enfant,
avec toute la confiance et l’espérance de mon cœur,
car je sais bien  que Tu m’aimes et que Tu m’attends,
pour me pardonner et me redonner Vie par ta miséricorde !

Prière proposée pendant le temps « Louons, Adorons » de juillet 2019

Seigneur, soyez aussi avec moi dans mes nuits obscures
et conduisez-moi à votre Lumière !

Seigneur, montrez aujourd’hui encore
que l’Amour est plus fort que la haine:
qu’il est plus fort que la mort.

Descendez aussi dans les nuits et dans les enfers de notre temps
et prenez par la main ceux qui attendent.
Conduisez-les à la Lumière !

Soyez aussi avec moi dans mes nuits obscures
et conduisez-moi au dehors !

Aidez-moi , aidez-nous à descendre avec Vous
dans l’obscurité de ceux qui sont dans l’attente,
qui crient des profondeurs vers Vous !

Aidez-nous à les conduire à votre Lumière!
Aidez-nous à parvenir au « OUI » de l’Amour,
qui nous fait descendre et qui, précisément ainsi,
nous fait monter également  avec Vous !

Ainsi soit-il.

texte envoyé par Annette, une des doyennes des abonnées et abonnés de la Newsletter
Merci à Annette qui nous offre ce texte.

Pour un temps de méditation personnelle

« La charité n’est pas l’aumône, mais l’amour de Dieu ».

La misère ne se guérit pas par quelques dons, si ce n’est le don de soi.
La charité, c’est quand on n’a plus rien et qu’on donne quand même.
La charité, c’est quand on n’a plus rien à donner et que Jésus dit:
« Donne ton coeur! »
La charité n’est pas l’aumône mais l’amour de Dieu.
Si nous perdons contact avec les plus pauvres, nous perdons forcément contact
avec Celui qui s’est identifié à eux,
avec celui qui ne garde rien pour Lui,
puisqu’il s’est fait Don Total,
Pain Partagé, Serviteur, Amen.

Joseph Wrezinski
Fondateur du Mouvement ATD Quart Monde

GOLGOTHA

En route vers le Golgotha
Jésus va-t-il porter seul sa croix
dont personne ne connaît le poids
de ces poutres de bois?

Ce corps meurtri et flagellé
qui prend sur lui tous nos péchés
va-t-il tenir jusqu’au bout
avant d’affronter les clous?

Ce matin les églises sont restées fermées,
les prêtres bien seuls pour célébrer,
les chrétiens étaient confinés
pour que le virus ne puisse se propager.

Tu es content… Satan !…
avec le covid, tu as trouvé un compère
pour obliger le monde au confinement
en lui faisant perdre ses habitudes et ses repères.

Mais, tu as seulement oublié
les nouveaux modes de communication
et les initiatives qui se sont multipliés
devant nos écrans nous étions tous en communion.

Sois sans crainte
nous vivrons cette semaine sainte
avec notre humilité et toute notre foi
en lien avec le Pape François.

Et dimanche, même confinés,
nous fêterons le Christ ressuscité
malgré toutes les difficultés
que tu auras voulu nous imposer.

Gérard L.C.E. 79
Avril 2020

Le signe de la croix

Sur la route du calvaire, Jésus a porté sa croix
Faite de deux poutres de bois

Sur cette croix Il a été crucifié
En expiation de nos péchés

Cette croix qui nous éblouit
Sera symbole et signe de notre vie

Signe de croix sur notre front à notre baptême
Comme celui de notre confirmation avec le Saint Chrême

Signe de croix au début et à la fin de nos prières et cérémonies
Comme un bonjour et un merci

Signe de croix de toutes bénédictions
Celui qui nous donne l’absolution

Signe de croix enfermé dans nos mains au moment de l’onction
Celui qui nous apporte la guérison

Signe de croix sur notre corps endormi
Celui qui nous donne la paix à la fin de notre vie

Signe de la croix d’une telle beauté
Mérite de ne pas être bâclé

Bernadette nous l’a rappelé
« Bien faire le signe de la croix, c’est déjà prier. »

Gérard Boutin
Lourdes Cancer Espérance

Luc 23:34 « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. »
Mesurons le mal que nous faisons si souvent.
Quand nous sommes face à des personnes qui ne nous aiment pas ou qui nous font souffrir,
saurions-nous prier pour eux et leur pardonner?
Luc 23:43 « Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. »
Alors que nous sommes nous-même en souffrance, sommes-nous capables
de partager les promesses de Dieu à d’autres, de témoigner avec Foi et Espérance ?
Jean 19: 26-27 Jésus voyant sa mère, et auprès d’elle le disciple qu’il aimait,
il dit à sa mère : « Femme, voici ton fils ». Puis il dit au disciple: « Voici ta mère ».
Alors que nous sommes face à des situations difficiles, avons-nous du respect et du souci
pour honorer nos parents, nos familles, nos proches? Les confions-nous à Marie ?
Matthieu 27:46 « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné? »
Alors que nous sommes quelquefois en train d’abandonner Dieu et de lui tourner le dos,
Jésus n’a-t-il pas ce même cri d’angoisse à notre égard? Quelle est notre compassion?
Jean 19:28 « J’ai soif »
Jésus, vrai Dieu et vrai homme : un humain … jusqu’au bout.
Et nous : des « humains » libres, frères, qui avons soif ? Jusqu’au bout « Fils de Dieu » ?
Jean 19: 30 « Tout est accompli. »
Il est allé jusqu’au bout, par Amour. Pour notre Salut. Par Amour.
Sommes-nous capables d’évaluer l’importance de cette Parole?
Luc 23:46 « Père, je remets mon esprit entre tes mains. »
La dernière prière à son Père…Celle qu’Il nous a enseignée

Méditation proposée le mardi pendant le Temps de prière avec adoration à l’église de Chatillon sur Thouet;
cliquer pour retrouver les autres méditations

Histoire et message du christianisme

Les débuts du Christianisme ont commencé par un échec apparent. Un juif de 30 ans «Jésus de Nazareth» proclame un nouveau message: Dieu est un Père qui nous aime, il nous invite au bonheur par l’Amour les uns envers les autres dans la droiture et la justice. Il appelle 12 personnes à le suivre et les enseigne pendant 3 ans. Il prend parti pour les pauvres et défend toutes personnes humaines, il guérit beaucoup de malades et fait des miracles. Il est contre la violence. Il se dit Fils de Dieu et le prouve par ses œuvres.  Il est venu sauver l’humanité de son péché, il appelle à changer de vie et promet la vie éternelle.

Beaucoup de personnes le suivent. Pour les juifs dirigeants, il est blasphémateur, perturbateur et révolutionnaire. Ils le font arrêter, condamner à mort et crucifier par les romains, puissance occupante.

Echec total, dispersion des 12 apôtres et des disciples, mais un évènement inexplicable survint. Trois jours après, il n’est plus dans son tombeau et des personnes le rencontrent vivant. «C’est Pâques».

Difficile à croire même pour ceux qui ont vécu trois ans avec lui. Petit à petit, ils se rendent à l’évidence, il est vivant, il les rencontre, mange avec eux souvent. Il continue à les enseigner et leur promet une formidable force après son départ. Il leur dit: «Je serai avec vous jusqu’à la fin du monde».

Après l’Ascension de Jésus, les Apôtres ont peur et se renferment avec Marie sa mère. Soudain, un souffle puissant les surprend et les transforme. Ils n’ont plus peur! «C’est la Pentecôte». Les Apôtres prêchent dans le temple de Jérusalem à la vue de ceux qui l’ont condamné. Ils proclament que «ce Jésus» qu’ils ont crucifié et mis à mort, est ressuscité, ils en sont les témoins. Les apôtres guérissent des malades et des infirmes au Nom de Jésus et font du bien où ils passent, malgré cela, les ennuis commencent. Arrêtés, battus, interdits de parler de cet homme et même menacés de mort, ils continuent de plus belle leur mission et sont fiers de souffrir pour Jésus jusqu’au jour où un disciple «Étienne» est lapidé et meurt.

Un jeune homme, Saül, est présent et approuve ce meurtre. Une répression sévère se développe sur tous ceux qui se disent disciples de Jésus. Saül participe activement à cette répression, mais il sera saisi brusquement par le Christ Jésus sur le chemin de Damas et deviendra Saint Paul, l’évangélisateur des nations païennes. Les disciples sont obligés de fuir dans les pays environnants. La parole de Jésus résonne dans leurs oreilles «Allez dans le monde entier annoncer la bonne nouvelle et faites des disciples». Avec la force reçue, ils partent dans tous les pays connus à cette époque.

Là, commence une longue histoire où tant d’hommes et de femmes ont pris au sérieux la Parole de Jésus Christ dans l’évangile, au point d’en faire le sens et le cœur de leur existence. Des hommes et des femmes de toutes conditions sociales, ont donné à notre continent et au-delà, son visage, son développement humain, c’est-à-dire ses racines. Avec le souci de l’autre, ils ont accueilli les pauvres, les faibles, l’étranger, créé des hôpitaux, des écoles, des orphelinats pour accueillir les enfants abandonnés. Toutes les relations de notre société, à l’humain, au respect de la nature, dans ce qui grandit l’homme, ont leur racine dans l’Evangile et la Bible.

Avec cela, dans la chrétienté, il y eut des hérésies, la soif du pouvoir, des déviances liées aux mœurs des différentes époques qui ont entraîné à la violence et à se détourner de Dieu. Aux plus forts des tempêtes et au cours de ces 20 siècles, il y a eu beaucoup de saints et de nombreux martyrs morts pour ne pas avoir voulu renier leur foi en Jésus Christ.

L’actualité du Moyen-Orient ou d’Afrique nous le rappelle tous les jours. Aujourd’hui, la violence, la soif du pouvoir et d’argent peuvent nous pousser à nous détourner du bien et de la justice et nous faire perdre espoir en Dieu et l’humanité. Mais Dieu est toujours prêt au pardon et ne se lasse jamais de l’offrir de façon toujours nouvelle et inattendue.

La présence de Dieu fait Homme en Jésus Christ, marque la vie de l’humanité et sa résurrection l’illumine dans les clairs-obscurs de l’histoire.La Lumière est au bout du chemin de chaque homme et femme à la condition qu’il veuille bien l’accueillir. Au cours de la nuit de Pâques 2019, en France, 4251nouveaux baptisés ont rejoint la grande famille des chrétiens (2,4milliards de chrétiens dans le monde). L’Eglise est une famille dans laquelle on aime et l’on est aimé. (le Pape François).

Texte proposé par Michel Charron pour Pâques 2020

Seigneur, quand je me demande quel est mon prochain,
tu déplaces habilement la question et tu me réponds :
de qui te fais-tu le prochain ?
Le prochain, ce n’est pas l’autre,
c’est toi qui te rends proche de ton voisin !
Seigneur, tu es le bon Samaritain,
toi qui, le premier, as voulu être
le prochain de tout homme.
Ta vie est une invitation à ouvrir toutes grandes
les portes de notre maison.
Tu fais éclater toutes nos frontières,
celles du sang, de la race et de la religion.
Tu nous révèles le signe de la vraie conversion :
sortir de nous-mêmes, de notre égoïsme,
de l’étroitesse de notre petit univers,
pour aller, chaque jour, chaque matin,
à la rencontre de celui que tu mets sur notre chemin.
Ce voisin de palier que nous ne voudrions pas croiser,
cette fille-mère du quartier
que nous préférerions oublier,
ce chômeur qui trouble notre quiétude,
cet étranger qui perturbe nos habitudes,
tous ceux qui risquent de nous déranger…
Et si, un jour, nous décidions de devenir
leur prochain qui leur tend la main !

Texte de Michel Hubault, proposé par Frédéric Dacquet

QU’AS-TU FAIT DE MA CRÉATION?

Ô Homme !
En cette fin du deuxième millénaire
où dans une infime partie du temps,
Je t’ai permis d’ouvrir le livre de la création
Nul Homme avant toi n’est allé aussi loin
dans la connaissance du monde.
N’oublie pas que c’est moi qui te donne l’intelligence
pour te permettre de découvrir dans la création,
Ton Créateur qui te cherche.

Les sciences Humaines te permettent
de découvrir la matière et avec la technique,
d’aller explorer le cosmos, la terre,
ou le monde du vivant où tout est organisé.
La nature se conforme à un plan hiérarchique hautement ordonné
Chaque organisme vivant a son histoire dans son ADN.
Chaque classe y est unique, des autres est isolée.
Au cœur de chaque cellule est logé le patrimoine génétique,
trois milliards de bases réparties en cent mille gènes
donnent des instructions à l’organisme.
Petitesse que tes découvertes au regard de la création.

O Homme !
Je suis ton créateur,
ton Seigneur et ton Dieu.
Je t’ai créé à mon image.
Je t’ai créé par Amour.
De rien , J’ai fait l’univers.
Je voulais que tu sois heureux
et d’un Amour libre que tu m’aimes,
comme Je t’aime.
Mais ton orgueil t’a séparé de moi.
Tu as voulu te prendre pour ton Dieu.
En quittant la Vie, que Je Suis,
Tu t’es dirigé vers la mort.
Tu persévères dans ta faute.
Tu veux dominer le monde.
Etre maître de la vie et la mort,
pour mieux asservir ton prochain
et sacrifier au dieu argent.

Ô Homme !
Cet Univers crie ma présence.
Sais-tu que je te cherche toujours.
Je t’ai envoyé les prophètes.
Je t’ai envoyé mon fils Jésus pour qu’il me fasse connaître,
et l’Esprit Saint à l’œuvre dans l’Église
pour te transmettre la bonne nouvelle,
et te rappeler ta destinée
qui est la Vie Éternelle
Avec ton Créateur, Ton Père, et Ton Dieu

Auteur inconnu

Prières à Marie

LETTRE DU PAPE FRANÇOIS
A TOUS LES FIDELES POUR LE MOIS DE MAI 2020

Chers frères et sœurs,
Le mois de mai est désormais tout proche, mois où le peuple de Dieu exprime avec une particulière intensité son amour et sa dévotion pour la Vierge Marie. Il est de tradition, en ce mois, de prier le Rosaire à la maison, en famille. Une dimension, la dimension domestique, que les restrictions de la pandémie nous ont “contraints” à valoriser, également du point de vue spirituel.
J’ai donc pensé proposer à tous de redécouvrir la beauté de prier le Rosaire à la maison pendant le mois de mai. On peut le faire ensemble ou personnellement ; c’est à vous de choisir selon les situations, en évaluant les deux possibilités. Mais, de toute manière, il y a un secret pour le faire : la simplicité ; et il est facile de trouver, aussi sur internet, de bons modèles de prières à suivre.
De plus, je vous offre les textes de deux prières à la Vierge que vous pourrez réciter à la fin du Rosaire, et que je réciterai moi-même pendant le mois de mai, uni à vous spirituellement. Je les joins à cette lettre de sorte qu’elles soient mises à la disposition de tous.
Chers frères et sœurs, contempler ensemble le visage du Christ avec le cœur de Marie, notre Mère, nous rendra encore plus unis comme famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette épreuve. Je prierai pour vous, spécialement pour ceux qui souffrent le plus, et vous, s’il vous plait, priez pour moi. Je vous remercie et vous bénis de tout cœur.

Rome, Saint Jean de Latran, 25 avril 2020
Fête de Saint Marc Evangéliste
François

Notre-Dame de partout,
de la foule entassée, de la foule affairée,
les mêmes bus, les mêmes trains,
les mêmes pas pressés, aux abords du marché…
Mêmes rires, mêmes peines.
Nous sommes bien tous les mêmes !
Prends nos soucis quotidiens, en guise de litanies.

Notre-Dame des tâches monotones,
Notre-Dame des lessives sans fin,
Notre-Dame des jours sans joie,
Notre-Dame des nuits sans repos,
Notre-Dame des lendemains incertains,
Notre-Dame des fins de mois sans argent,
Notre-Dame des années sans vacances…
Ménagère sans façon, voisine sans histoire,
disponible à toute heure et tenace à la tâche :
de ton Noël de mal logée au dénuement de nos taudis,
de tes angoisses de mère à nos tracas pour les enfants,
de tes menus services aux gestes de notre entraide,
de ta vie pauvre mais joyeuse à nos envies, à nos calculs,
je te salue Marie…

Mère de l’humanité,
tu veilles au berceau du monde qui se construit.
Cette humanité-là, c’est encore ton Fils qui grandit…
En ton immense joie, à l’aube de Pâques,
en ton profond amour, au matin de chaque jour,
nous reconnaissons Jésus Christ pour notre résurrection et notre vie.
Amen

Louis Rétif

O Marie,
tu resplendis toujours sur notre chemin
comme signe de salut et d’espérance.
Nous nous confions à toi, Santé des malades,
qui, auprès de la croix, as été associée à la douleur de Jésus,
en maintenant ta foi ferme.
Toi, Salut du peuple romain,
tu sais de quoi nous avons besoin
et nous sommes certains que tu veilleras
afin que, comme à Cana de Galilée,
puissent revenir la joie et la fête
après ce moment d’épreuve.
Aide-nous, Mère du Divin Amour,
à nous conformer à la volonté du Père
et à faire ce que nous dira Jésus,
qui a pris sur lui nos souffrances
et s’est chargé de nos douleurs
pour nous conduire, à travers la croix,
à la joie de la résurrection. Amen.

Sous Ta protection nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu.
N’ignore pas nos supplications, nous qui sommes dans l’épreuve,
et libère-nous de tout danger, O Vierge glorieuse et bénie.

Pape François; mai 2020

Prière à Marie
« Sous ta protection nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu ».
Dans la présente situation dramatique, chargée de souffrances et d’angoisses qui frappent le monde entier, nous recourons à Toi, Mère de Dieu et notre Mère, et nous cherchons refuge sous ta protection.
O Vierge Marie, tourne vers nous tes yeux miséricordieux dans cette pandémie du coronavirus, et réconforte ceux qui sont perdus et qui pleurent leurs proches qui sont morts, enterrés parfois d’une manière qui blesse l’âme. Soutiens ceux qui sont angoissés pour les personnes malades auprès desquelles, pour empêcher la contagion, ils ne peuvent être proches. Suscite la confiance en celui qui est inquiet pour l’avenir incertain et pour les conséquences sur l’économie et sur le travail.
Mère de Dieu et notre Mère, implore pour nous de Dieu, Père de miséricorde, que cette dure épreuve finisse et que revienne un horizon d’espérance et de paix. Comme à Cana, interviens auprès de ton Divin Fils, en lui demandant de réconforter les familles des malades et des victimes, et d’ouvrir leur cœur à la confiance.
Protège les médecins, les infirmiers et les infirmières, le personnel sanitaire, les volontaires qui, en cette période d’urgence, sont en première ligne et risquent leur vie pour sauver d’autres vies. Accompagne leur fatigue héroïque et donne-leur force, bonté et santé.
Sois aux côtés de ceux qui, nuit et jour, assistent les malades ainsi que des prêtres qui, avec sollicitude pastorale et engagement évangélique, cherchent à aider et à soutenir chacun.
Vierge Sainte, éclaire l’esprit des hommes et des femmes de science, pour qu’ils trouvent de justes solutions pour vaincre ce virus.
Assiste les Responsables des Nations, pour qu’ils œuvrent avec sagesse, sollicitude et générosité, en secourant ceux qui manquent du nécessaire pour vivre, en programmant des solutions sociales et économiques avec clairvoyance et avec esprit de solidarité.
Marie très Sainte, touche les consciences pour que les sommes considérables utilisées pour accroître et perfectionner les armements soient au contraire destinées à promouvoir des études adéquates pour prévenir de semblables catastrophes dans l’avenir.
Mère très aimée, fais grandir dans le monde le sens d’appartenance à une seule grande famille, dans la conscience du lien qui nous unit tous, pour que nous venions en aide aux nombreuses pauvretés et situations de misère avec un esprit fraternel et solidaire. Encourage la fermeté dans la foi, la persévérance dans le service, la constance dans la prière.
O Marie, Consolatrice des affligés, embrasse tous tes enfants dans la tribulation et obtiens que Dieu intervienne de sa main toute puissante pour nous libérer de cette terrible épidémie, afin que la vie puisse reprendre dans la sérénité son cours normal.
Nous nous confions à Toi, toi qui resplendis sur notre chemin comme signe de salut et d’espérance, o clémente, o miséricordieuse, o douce Vierge Marie. Amen.

Pape François mai 2020

Textes pour le Carême et le Temps de Pâques

Pâques : un feu nouveau pour un cœur nouveau.

La petite Bernadette Soubirous pensait-elle qu’un jour elle sortirait définitivement de son cachot ? Et que la rencontre de la Mère de Dieu allait changer sa vie et la nôtre ?

Les femmes au matin de Pâques pensaient-elles qu’elles découvriraient le tombeau vide ? Que le mort qui y reposait allait leur parler ?

Abraham pensait-il qu’un jour l’Éternel lui parlerait cœur à cœur pour une mission qui allait transformer la destinée de l’humanité ?

C’est depuis un buisson brûlant sans se consumer qu’Abraham reçoit sa vocation de père des croyants. L’Éternel lui promet une terre et une famille.

La fête de Pâques nous fait sortir de notre confinement spirituel : Dieu vient nous parler en son fils. Il a sûrement quelque chose à nous dire !

Racontez ce que vous vivez, faites-nous part de votre espérance !

Frédéric Dacquet

Seigneur, notre Dieu
Toi qui ne veux pas la mort du pécheur mais sa conversion,
dans ta Bonté, exauce notre prière;
bénis les cendres dont nous serons marqués,
nous qui venons de la terre et devons retourner à la terre.
En nous appliquant à observer le Carême,
puissions-nous obtenir le pardon de nos péchés,
et vivre de la vie nouvelle à l’image de ton Fils ressuscité.
Lui qui règne avec Toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles.
Amen.

Prière du Mercredi des Cendres proposée par la Fraternité de Secondigny

Seigneur mon Dieu, depuis le jour de mon baptême, je chemine avec Toi.
Tu es l’ami de mes jours de soleil et de mes nuits de brouillard, c’est Toi que j’ai choisi, aide-moi à T’aimer et à te rester fidèle!
Toi, jamais tu ne m’abandonnes, tu es la lumière qui m’éclaire, même au cœur des ténèbres.
Tu es la source qui rafraîchit, qui coule en moi et me redonne vie.
Ton amour pour moi est si grand que même la mort ne T’arrête pas.
Tu es le chemin, Tu es la vie nouvelle !
Donne-moi, Seigneur, sur ma route de Carême, d’oser vivre Ta parole,
celle qui donne vie,
celle qui ouvre l’horizon,
celle qui repousse les ténèbres,
celle qui met l’homme debout.
Donne-moi Seigneur, sur ma route de Carême d’oser partager ta parole avec humilité et vérité.
Amen !

Quarante jours
Quarante jours pour faire le tri,
pour se délester de ce qui est inutile
comme lorsqu’il faut traverser un désert.
Quarante jours pour éduquer le cœur et aimer,
apprendre à aimer, d’une façon neuve,
à la manière des premiers jours.
Quarante jours pour marcher à un autre rythme,
pour changer de style, pour faire le ménage, pour se purifier.
Quarante jours pour regarder les autres, pour regarder Dieu,
pour écouter la Parole du Christ
et La laisser faire son œuvre de redressement
au secret de nos désirs.
Quarante jours pour être transfiguré,
quarante jours pour grandir avec l’Evangile,
quarante jours pour apprendre à vivre !
Père Charles Singer

prière proposée par la Fraternité de Secondigny

 

Le Christ est ressuscité des morts,
par la mort il a vaincu la mort,
à ceux qui sont dans les tombeaux
Il a donné la vie !

Réjouissons-nous en ce jour de la Résurrection
car le Christ, hier accablé de moqueries, couronné d’épines,
pendu au bois, aujourd’hui se relève du tombeau.

Réjouissons-nous car le Christ baigne de sa clarté
ceux que les ténèbres de l’enfer retiennent captifs.

Réjouissons-nous en ce printemps de la vie,
car une espérance jaillit parmi les victimes
des guerres, des tremblements de terre,
parmi les affligés du corps et de l’âme .

Réjouissons-nous, car par la croix toute tristesse est abolie,
et la joie inonde le monde.

Réjouissons-nous, car le Seigneur est descendu au plus profond de la terre;
il est descendu au plus profond du cœur des hommes, où se tapit l’angoisse ;
Il les a visités, Il les a illuminés.
Tourments, angoisse, enfer sont anéantis,
engloutis dans l’abîme d’amour ouvert au flanc percé du Seigneur.

Réjouissons-nous, car il est ressuscité le Christ, la joie éternelle.

Père Michel Evdokimov, prêtre orthodoxe.

Texte de méditation proposé pendant la une journée de formation du 11 mars 2019 destinée aux équipes Deuil-Espérance et aux permanents d’accueil de la paroisse .

Deux disciples faisaient route vers …
Cléophas et son compagnon avaient quitté leur village pour suivre Jésus à Jérusalem. Les voici qui font maintenant demi-tour sous le poids de l’échec en forme de croix sanglante (…)
C’est là, sur le chemin de détresse, mais de dialogue, que le Christ vivant court pour les rattraper, car c’est toujours lui qui nous rejoint, même quand nous fuyons loin de sa face, sous prétexte qu’elle est couverte de sang et couronnée d’épines.

Jésus lui-même s’approche et il marchait avec eux …
Parce qu’il est le Verbe très incarné, Jésus marche d’abord patiemment à côté de ses amis, sans dire un seul mot. (…) Enfin la Parole parle (…) C’est le murmure d’une question toute simple, pour s’insérer dans la conversation : de quoi causiez-vous donc en marchant ? Quelle discrétion, quelle délicatesse ! (…) Enfin, ils peuvent exprimer à quelqu’un qui les écoute vraiment, ce qu’ils ont sur le cœur, ce poids de beaux souvenirs et de désespérance mélangés.

Nous avons été bouleversés par quelques femmes de notre groupe …
Oui, ils avouent avoir été bouleversés par une singulière annonce. Autrement dit, ils n’en sont pas restés à l’horizon du samedi saint. Car l’essentiel de Pâques – « le crucifié est vivant » – leur est déjà parvenu, mais sans pouvoir attendrir leur cœur de pierre, plus résistant que le rocher du sépulcre où on avait cru pouvoir enfermer Jésus et son message de libération. A deux reprises : des femmes d’abord, des hommes ensuite. (…) Des durs, ces deux-là, qui préfèrent encore l’incroyance en deuil à la douce lumière de la foi. Nous sommes bien placés pour le comprendre, n’est-ce pas ?

Il leur dit alors …
C’est Jésus en personne qui, cette fois, va prendre le relais de l’évangélisation. Il commence par les secouer, dans une sorte de célébration pénitentielle qui les extrait de leur bonne conscience. Vous n’avez pas compris ? Cœurs lents à croire … Il y a des moments où le Christ, heureusement, nous remet en question, comme on ouvre brusquement les volets de ceux qui avaient choisi le morbide confort de l’obscurité. Seul le pardon d’en-haut peut préparer des âmes aussi fermées à accueillir la clarté de l’Évangile.

Quand ils s’approchèrent du village …
Terribles gaillards, bardés d’un imperméable désespoir qui ne veut pas lâcher prise ! (…) En réalité, le Seigneur leur tend un piège dans lequel ils vont tomber pour s’abandonner finalement entre les bras de l’Amour ressuscité. La séparation va provoquer une double et salutaire réaction : celle de la charité : ils invitent Jésus à partager leur soirée, celle de la prière, qui s’exprime en trois mots fulgurants : reste avec nous. Tout est possible, ils ont du cœur ; tout est ouvert, il y a encore un ardent désir en eux. Beauté de l’amitié et puissance de la prière, ça suffit pour que Jésus réalise et révèle sa présence aux milieux d’eux, comme le soleil fait éclore un perce-neige, entre l’hiver et le printemps.

Textes pour l'Avent, Noël

Seigneur, en ce début de l’Avent,
viens réveiller notre cœur alourdi,
secouer notre torpeur spirituelle.
Donne-nous d’écouter les murmures
de ton Esprit
qui veille et qui espère.
Seigneur, ravive notre attente
la vigilance active de notre foi,
afin de nous engager partout
où la vie est bafouée, l’amour piétiné,
l’espérance menacée, l’homme méprisé.
Seigneur, en ce temps de l’Avent,
fais de nous des veilleurs
qui préparent et qui hâtent l’avènement et le triomphe
de ton Royaume de l’Amour.

QUATRE bougies brûlaient dans leur bougeoir de l’Avent. Le silence régnait, et on pouvait entendre les bougies se parler……

La première bougie soupire en disant : 
«Mon nom est la Paix, je brille d’une lumière très claire, mais les humains ne souhaitent pas la paix, il ne me veulent pas».
La flamme se réduit, et s’éteint.
La deuxième bougie dit : 
«Mon nom est la Foi, mais je suis devenue superflue. Les humains ne souhaitent plus connaître Dieu. Ma flamme n’a plus de sens ». Elle s’éteint.
Triste et avec une douce voix, la troisième bougie dit : 
«Mon nom est Amour, je n’ai plus la force de bruler, les humains m’ignorent, ils ne voient qu’eux mêmes et pas ceux qu’ils devraient aimer » 
La troisième bougie s’éteint aussi.
Un enfant arrive dans la pièce et eut les larmes aux yeux : 
« Votre rôle est de brûler et non pas de vous éteindre” 
Soudain on entend la voix de la quatrième bougie 
« Ne crains rien ! Aussi longtemps que je brûle, nous pouvons rallumer les autres. Mon nom est Espoir ».
L’enfant prend la flamme de l’Espoir et rallume la Paix, la Foi et l’Amour.
Texte lu dans Chemin Faisant de décembre 2018

L’étoile des mages est un signe de Dieu,
Epiphanie, manifestation de Dieu pour tous les hommes.

Dans le quotidien de notre vie
où parfois la morosité prend le dessus,
un sourire, un mot, un regard aimant,
un geste, un service
peuvent-être ‘ étoiles »,
peuvent devenir « étoiles »,
c’est-à-dire signes qui sauvent
qui donnent envie de croire,
envie d’espérer,
envie de se tourner vers le Christ,
Dieu fait homme, de se prosterner,
comme les anges devant Jésus
pour puiser la force d’aimer comme lui.

Être « étoile » pour les autres, c’est ce que Dieu attend de nous,
être porteur de la lumière de Dieu,
être porteur de la Parole de Dieu,
être porteur de l’amour de Dieu,
être témoin de la Bonne Nouvelle,
voilà ce à quoi nous sommes appelés.

Texte donné lors de la rencontre biblique à Parthenay le jeudi 3 janvier.

Seigneur, c’est dans la joie et la confiance
Que je t’offre cette année qui commence.
Que sera-t-elle pour moi ?
Que me réservent tous ces longs mois ?
Autant de questions que je ne veux plus me poser.
Toi, tu connais les réponses, c’est le principal.
Pourquoi vouloir deviner ?

Dans la joie, je t’offre cette année
Avec tout ce que tu m’apporteras.
Dans la confiance, je t’offre ma bonne volonté
Car tu as encore beaucoup de choses à me demander.

Je sais bien que je me heurterai souvent
Au découragement et à l’indifférence.
Mais si Tu me donnes ta force et ta grâce,
Alors, je te dis au début de cette année nouvelle :

Comme tu voudras, Seigneur.

Lu sur le site Port Saint Nicolas