Le sacrement des malades : la célébration du réconfort. Bruno Levêque

(Homélie pour la messe des malades –  Neuville le 19 février 2017)

En ce jour où, dans notre paroisse Sainte Radegonde, nous célébrons une messe des malades au cours de laquelle certaines personnes vont recevoir le sacrement des malades, prenons quelques instants pour tenter de mieux comprendre ce sacrement.

    C’est un sacrement assez méconnu.
o    D’abord, dans le contexte de déchristianisation que nous connaissons, la demande sacramentelle a beaucoup diminué. Les prêtres pourront vous le dire : la part du sacrement des malades dans leur ministère n’est pas la plus chronophage.
o    D’autre part, bien des personnes en sont restées à l’idée d’une « extrême onction » qui serait nécessaire pour faire le passage final auprès de Dieu. Du coup, la demande du sacrement se fait souvent dans l’urgence, en toute fin de vie.
Comme dit le Rituel des Sacrements pour les Malades, « il faut que se perde la mauvaise habitude de retarder la réception du sacrement ».

    Vous qui êtes ici et qui avez demandé à recevoir le sacrement des malades, vous l’avez bien compris : ce n’est pas un sacrement pour les mourants, mais bien un sacrement pour les vivants.
o    Des vivants qui sont peut-être atteints sérieusement par la maladie ou dont les forces physiques et morales déclinent, mais bien des vivants qui sont toujours aimés de Dieu.
Même affaiblis, même vieillissants, même tout cassés, le Seigneur vous redit « Tu as du prix à mes yeux et je t’aime ».
o    Et par le sacrement, le Christ se fait tout proche de vous, il se tient à vos côtés pour vous aider à traverser votre épreuve et porter votre croix.
Par le sacrement des malades, le Christ vient pour vous apaiser, vous rendre confiance, vous donner la paix dans votre faiblesse. Il vous fortifie ainsi moralement dans la maladie ou la vieillesse.

    Pour signifier cette présence invisible du Christ, l’Eglise a gardé deux gestes spécifiques, qui sont déjà attestés dans les évangiles comma ayant été pratiqués par Jésus et par ses disciples.
o    D’abord, l’imposition des mains sur la tête de la personne : un geste de bénédiction, annonçant un bien pour la personne, qui signifie le salut offert par le sacrement et qui communique la force de Dieu … comme lors du baptême, où le célébrant impose les mains sur le baptisé pour appeler sur lui la force du Christ.
o    L’autre geste est l’onction d’huile sainte, sur le front et dans les mains, deux parties du corps qui symbolisent toute la personne et son activité.
o    Cette onction d’huile est accompagnée d’une parole sacramentelle, qui comporte à la fois un souhait de réconfort par la grâce de l’Esprit Saint et une annonce de salut pour la personne toute entière : esprit, âme et corps.

Chers amis qui allez recevoir le sacrement des malades, qu’il soit pour vous source de paix et de confiance en la miséricorde du Seigneur.

Et pour nous, les bien-portants, que notre participation à la célébration à la célébration de ce sacrement nous fortifie dans notre foi en Jésus-Christ Sauveur.

Amen.