7ème dimanche de Pâques Journée mondiale des Communications sociales

Dans toute la paroisse et plus encore...

Christian Genre, diacre ofs.

 Saint du jour : Donatien

54ème Journée Mondiale des Communications Sociales

Le message du pape cette année : « Afin que tu puisses raconter à ton fils et au fils de ton fils » (Ex. 10, 2). La vie se fait Histoire.

Vous pourrez trouver le long message du pape François consacré à la narration et à la place du récit en utilisant ce lien :

http://www.vatican.va/content/francesco/fr/messages/communications/documents/papa-francesco_20200124_messaggio-comunicazioni-sociali.html

Chaque année, depuis le concile Vatican II, les catholiques sont invités à participer à la « Journée Mondiale des Communications Sociales ». Le 24 janvier, en la fête de Saint François de Sales (patron des journalistes), le Saint-Siège publie un message.

L’événement, qui se décline le dimanche entre l’Ascension et la Pentecôte, appelée en France « Journée Mondiale de la Communication » a pour objectif de mieux faire connaître les moyens de communication au niveau des paroisses, des diocèses et des services de l’Eglise catholique.

Au cours de cette journée placée sous l’égide de la communication, les chrétiens sont invités à découvrir les médias et les supports de communication proposés par l’Eglise, à prier pour les hommes et les femmes professionnels de la communication, à récolter des fonds pour soutenir les services diocésains de l’information et de la communication.

À chaque époque, l’Église a su utiliser les moyens disponibles pour répondre aux défis toujours nouveaux et communiquer l’Évangile. Elle utilise donc les moyens actuels : sites Internet, blogs, newsletters, bulletins diocésains, journaux paroissiaux, affiches, radio et télévision, édition. Et pour adapter sa communication aux mutations engendrées par les nouvelles technologies, elle a aussi besoin de former ses responsables.

Je vous propose de prier pour les salariés et les bénévoles qui dans notre diocèse participent activement à faire connaître la Bonne Nouvelle comme le faisaient les Apôtres et leurs compagnons dont nous lisons chaque jour le récit dans les Actes des Apôtres : les équipes du SEDICOM, de RCF Poitou, des paroisses. En ce temps de pandémie ils on encore plus travaillé et inventé de nouvelles manières de le faire.

Ils n’oublient pas que c’est par vos dons, denier en particulier, qu’ils peuvent le faire. Merci de vos dons.

Par ailleurs il nous est demandé ce 24 mai de prier spécialement pour l’Eglise de Chine.

 En 2008, dans une lettre aux catholiques de la République Populaire de Chine, Benoît XVI avait exprimé sa volonté que se tienne chaque année, le 24 mai, une Journée de Prière pour l’Eglise en Chine.

La situation de nos frères chrétiens en Chine est difficile face à un pouvoir maniant la carotte (petite) et le bâton (très gros) car comme pour l’empereur Claude au temps de saint Paul tout prosélytisme est vécu comme une remise en cause de l’unité nationale voire même de l’identité Han. De plus notre Eglise catholique est divisée voire déchirée, une partie de la communauté refusant la démarche entamée par le pape François.

Alors prions pour nos sœurs et frères persécutés pour leur foi en reprenant la prière de Benoît XVI à Notre Dame de Sheshan, vénérée dans la basilique du même nom, près de Shanghaï, premier lieu marial en Chine.

L’église ND de Sheshan                    Marie présentant Jésus            Vierge à l’Enfant

PRIÈRE À NOTRE-DAME DE SHESHAN

Vierge très sainte, Mère du Verbe incarné et notre Mère,
vénérée dans le sanctuaire de Sheshan sous le vocable d’«Aide des Chrétiens»,
toi vers qui toute l’Église qui est en Chine regarde avec une profonde affection,
nous venons aujourd’hui devant toi pour implorer ta protection.
Tourne ton regard vers le peuple de Dieu et guide-le avec une sollicitude maternelle
sur les chemins de la vérité et de l’amour, afin qu’il soit en toute circonstance
un ferment de cohabitation harmonieuse entre tous les citoyens.

Par ton «oui» docile prononcé à Nazareth, tu as permis
au Fils éternel de Dieu de prendre chair dans ton sein virginal
et d’engager ainsi dans l’histoire l’œuvre de la Rédemption,
à laquelle tu as coopéré par la suite avec un dévouement empressé,
acceptant que l’épée de douleur transperce ton âme,
jusqu’à l’heure suprême de la Croix, quand, sur le Calvaire, tu restas
debout auprès de ton Fils, qui mourait pour que l’homme vive.

Depuis lors, tu es devenue, de manière nouvelle, Mère
de tous ceux qui accueillent dans la foi ton Fils Jésus
et qui acceptent de le suivre en prenant sa Croix sur leurs épaules.
Mère de l’espérance, qui, dans l’obscurité du Samedi-Saint,
avec une confiance inébranlable, est allée au devant du matin de Pâques,
donne à tes fils la capacité de discerner en toute situation,
même la plus obscure, les signes de la présence aimante de Dieu.

Notre-Dame de Sheshan, soutiens l’engagement de tous ceux qui, en Chine,
au milieu des difficultés quotidiennes, continuent à croire, à espérer, à aimer,
afin qu’ils ne craignent jamais de parler de Jésus au monde et du monde à Jésus.
Dans la statue qui domine le Sanctuaire, tu élèves ton Fils,
le présentant au monde avec les bras grands ouverts en un geste d’amour.
Aide les catholiques à être toujours des témoins crédibles de cet amour,
les maintenant unis au roc qui est Pierre, sur lequel est construite l’Église.
Mère de la Chine et de l’Asie, prie pour nous maintenant et toujours. Amen !

Nous retrouvons les Actes des Apôtres en leur début avec la suite du récit de l’Ascension.

« Alors, ils retournèrent à Jérusalem depuis le lieu-dit « mont des Oliviers » qui en est proche, – la distance de marche ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat.  À leur arrivée, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient habituellement ; c’était Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères ».

Réunis dans la chambre haute ils avaient partagé le repas avec Jésus ressuscité, puis, même si le texte est peu clair, ils sont partis au mont des Oliviers, un lieu habituel pour eux et un lieu combien chargé d’histoire. Au passage nous pouvons avoir une pensée et une prière pour nos sœurs bénédictines du couvent du Mont des Oliviers à Jérusalem et pour Sœur Marie actuellement bloquée à Prailles. Jésus a disparu mais il leur a demandé de revenir à Jérusalem, ce qu’ils font illico. Pas besoin d’attestation de circulation, encore que le respect des règles imposées pour le sabbat ait été (et demeurent chez les juifs orthodoxes) aussi rigoureuses que celles du confinement pour pandémie.

Les voici à nouveau dans ce lieu, lui-aussi chargé de signes de la présence du Christ toujours vivant. Il y a les Onze puisque Judas est parti et Luc nous redonne leurs noms. Ce n’est pas inutile d’autant que juste après ils devront choisir un nouvel apôtre pour retrouver le chiffre de Douze. Ils prient ensemble, ce qui nous manque beaucoup dans les circonstances présentes. Mais ils ne sont pas seuls, il y a « des femmes », oui ces femmes qui sont disciples de Jésus, qui l’ont accompagné, soutenu, financé tout au long de sa mission. Contrairement aux hommes ou de la plupart, elles ont suivi Jésus jusqu’au pied de la Croix, puis certaines étaient là au tombeau le matin de Pâques. Il y a Marie, la mère de Jésus, ce n’est évidemment pas une surprise, et il y a les frères de Jésus, c’est-à-dire des disciples qui forment autour de ce noyau la primitive Eglise de Jérusalem.

Une toute petite communauté, comme celles de nos communautés locales dans des campagnes délaissées, comme nos communautés familiales en période de confinement ou déconfinement partiel, une communauté néanmoins « assidue à la prière » et en attente active de la venue de l’Esprit Saint.

Mesurons-nous notre chance, par rapport à eux ? Nous avons déjà reçu l’Esprit Saint et tous ses dons !

Le passage de la 1ère lettre de saint Pierre ne peut que nous faire prier pour nos sœurs et frères persécutés partout dans le monde parce qu’ils confessent leur foi en Jésus Christ, leur foi en ce nom qui leur vaut souffrances et même parfois la mort.

En l’évangile selon saint Jean, Jésus nous parle de « gloire », de « glorification » 6 fois en peu de lignes. Evidemment le mot gloire peut créer nombre de contresens. Je vous joins un article de La Croix rédigé par le Père François Picart, prêtre de l’Oratoire.

« La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant » (saint Irénée)

Entre l’Ascension et la Pentecôte, cette page d’Évangile nous rapporte le début du discours d’adieu de Jésus composé d’une prière adressée à son Père et une prière de bénédiction sur ses disciples. Dans l’Évangile de Matthieu, Jésus s’exprime dans la souffrance et les larmes. Jean le présente dans sa dignité de Fils en conversation intime avec son Père. « L’heure est venue. » À la veille de son procès intenté par les autorités religieuses de Jérusalem qui contestaient une telle manifestation du nom de Dieu incarnée par le fils du charpentier, Jésus s’en remet à son seul verdict.

La relation à son Père l’emporte sur les menaces. Sa force domine les critiques et les attaques qui ont jalonné son itinéraire. Le thème johannique de « la glorification » aide à préciser les enjeux de la mission du Fils. Il comporte deux dimensions : non seulement une demande que son Père authentifie la justesse de ses paroles et de ses actes qui manifestent le nom de Dieu, mais aussi une demande que son Père manifeste sa présence effective : lui-même est engagé dans le témoignage que Jésus lui a rendu, au point qu’au milieu de l’humanité, il est bien celui qui avait été annoncé par Isaïe (7, 14) : il est l’Emmanuel, « Dieu-avec-nous ». En glorifiant Jésus dans sa résurrection, le Père manifeste que le nom de Dieu est indissociablement et définitivement lié aux paroles et aux actes de Jésus. Dieu se lie avec le témoignage que le Fils lui a rendu. Dans la prière de Jésus, la « glorification » manifeste ainsi une profonde interdépendance entre la gloire du Père et la gloire du Fils. Dans l’Esprit Saint sans lequel personne ne peut confesser que Dieu est Père, cette interdépendance, assumée dans l’amour qui les unit, renouvelle notre porte d’entrée dans le mystère de la gloire de Dieu.

Quelques années plus tard, l’évêque de Lyon, saint Irénée, héritier de la tradition johannique, devait préciser comment la gloire de Dieu implique l’humanité. Loin d’être écrasante comme la richesse de l’architecture baroque produite par la Réforme catholique, pourrait, aujourd’hui, le donner à penser, Irénée de Lyon associe la gloire de Dieu à la vie humaine : « La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant. La vie de l’homme, c’est la vision de Dieu. »

À la lumière de cette formule ramassée pour confondre la gnose qui postulait une séparation radicale entre Dieu et le monde, donc entre Dieu et l’humanité, le thème de la gloire de Dieu comprise comme l’interdépendance de la gloire du Père et de la gloire du Fils est manifesté dans le service de la vie humaine. Dans les Évangiles, Jésus revêt la tenue du serviteur et lie la manifestation du nom de Dieu avec une compréhension de l’Écriture qui implique la remise sur pied et la remise en route de tous ceux qui étaient entravés sur leur itinéraire. Il rend visible l’action de Dieu en leur ouvrant un chemin de vie : les lépreux, les pécheurs publics, la Samaritaine, l’aveugle-né, etc. Dans l’Évangile, Jésus incarne tout à la fois l’homme vivant et la manifestation de Dieu qui agit pour la vie de l’homme.

Pour nous aussi, « l’heure est venue ». Nous pouvons faire nôtre la prière de Jésus, pour chercher l’actualité de sa présence au cœur des turbulences que traversent notre société et la planète tout entière. Où et comment le service de « l’homme vivant » manifeste le nom de Dieu tel que le révèle Jésus ? Ne doutons pas que la gloire de Dieu demeure accessible, lorsque dans les camps de réfugiés et dans les maternités, dans les unités de soins palliatifs et dans les prisons, un homme reconnaît Dieu comme celui qui est sa source et qui l’accomplit, lorsque cette reconnaissance féconde ses relations en vue d’une plus grande fraternité qui transcende les multiples fractures blessant l’humanité, en particulier les plus faibles.

Mais au cœur de notre prière, comme l’aveugle au bord du chemin, demandons la miséricorde de Dieu qui seule peut rendre visible et crédible sa gloire au sens où Jésus l’a manifestée.

J’ajoute juste Amen.

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