La famille ne se détruit pas P Sertillanges

LA FAMILLE NE SE DETRUIT PAS

Lorsque l’un de ses membres décède, la famille ne se détruit pas, elle se transforme. Une part d’elle va dans l’invisible.

On croit que la mort est une absence, quand elle est une présence discrète.

On croit qu’elle crée une infinie distance, alors qu’elle supprime toute distance en ramenant à l’esprit ce qui se focalisait dans la chair.

Plus il y a d’êtres qui ont quitté le foyer, plus les survivants ont des attaches célestes.

Le ciel n’est plus alors peuplé d’anges, de saints inconnus et du Dieu mystérieux : il devient familier.

C’est la maison de famille, en son étage supérieur si je puis dire.

Et du haut en bas, le souvenir, le secours, les appels se répondent.

( P. Sertillanges )