Obsèques de Dylan

Homélie pour la sépulture de Dylan (16 ans), mort accidentellement.

La mort de Dylan nous atteint profondément avec sa brutalité et son non-sens à nos yeux.

Chacun de nous sait les sentiments profonds qui l’animent en ce moment. Ils peuvent être très divers.

Mais, que nous ayons la foi ou non, comment ne pas évoquer un sentiment d’injustice, une révolte, en tout cas une incompréhension : comment est-ce possible ? Pourquoi si jeune ?
Alors que la vie n’était que promesse et aventure encore à vivre, pourquoi cet arrêt si brutal, cette confiscation ?
Pourquoi cet arrachement, cette séparation sans retour ?

Nous ne comprenons pas qu’un jeune comme Dylan, qui avait son avenir devant lui, nous soit ainsi enlevé et que soit brisé l’élan d’une vie.

Frappés de douleur et de désespoir, nous avons le droit de crier notre peine : le Christ lui-même n’a-t-il pas hurlé son sentiment d’abandon sur la Croix ?

Mais nos larmes lavent notre cœur et nos yeux pour que nous puissions voir au-delà de cette heure sombre.
Les liens tissés avec Dylan ne disparaissent pas.
L’empreinte qu’il laisse dans notre mémoire et notre cœur est destinée à y demeurer et à fructifier.
Ce ne sera pas une mémoire morte, mais une mémoire porteuse de vie.

Chers amis, comme je voudrais partager avec vous cette conviction profonde que la vie de Dylan est appelée à s’épanouir en vie éternelle.

Dans notre foi en Dieu, nous espérons, puisque la vie sur terre est un voyage, que nous le retrouverons un jour au Paradis, dans le pays de Dieu.

Alors, rien ne pourra plus nous séparer de lui.

Amen.