Eglise sainte Bernadette de poitiers

L’église Sainte Bernadette a été inaugurée en 1959 et ouverte au culte en 1960. Elle a été prise en charge par la paroisse Saint Hilaire. C’est le 2 juin 1964 que Sainte Bernadette a été érigée en paroisse.

Quelques étapes de la construction

A propos du quartier, en 1959, G . Pallier, de l’Institut de géographie de Poitiers, écrit dans « Les faubourgs et la banlieue de Poitiers
(Ed. Persée) : « à peine la rue Georges-Guynemer a-t-elle atteint le rebord du plateau que nous sommes à la campagne.
De solides résidence de la fin du XIXe siècle en moellons et pierres de taille sont bâties à l’angle de leur jardin.
Plus loin, des villas récemment construites rejoignent le petit hameau de Montmidi. Enfin, au-delà de cette agglomération autrefois rurale,
des citadins en quête de logis ont échelonné leur maison sur les deux routes de Vasles et de Biard. »
Il relève aussi que « la cité Georges-Guynemer se compose de 28 pavillons (…) construits sur d’étroites parcelles obliques
par rapport à la route. Ils ont la particularité d’être décalés par rapport aux autres et de donner l’impression d’avoir été posés de travers.
Cet effet est très pittoresque. »
Le 50e anniversaire de l’église Sainte Bernadette a été célébré le 10 octobre 2009 « en fanfare », sa cloche, silencieuse depuis plusieurs années, ayant été réparée juste à temps. Une messe a été célébré en présence de Mgr Albert Rouet, archevêque de Poitiers.
Cet anniversaire a été célébré au moment du lancement de la ZAC des Montgorges dont un tiers est affecté à des activités économiques et deux tiers à environ 850 logements dont 30 % de logements sociaux, et un Ehpad (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées) de 80 places. D’une superficie de quelque 35 ha, c’était une des dernières zones à urbaniser proche du centre ville. L’entrée principale pour les logements s’effectue par l’avenue Georges Guynemer. Une situation qui offre de nouvelles perspectives à la communauté de Sainte Bernadette…

Des actions très concrètes
« Je me souviens très bien de la consécration de l’église Sainte Bernadette », dit Christian Tillet avant de poursuivre :  » Le Père Marcel Caille, premier curé de la paroisse, a fait venir un maçon, le « père Foy » qui était communiste, pour celer la pierre de l’autel. Un fait symbolique du quartier qui regroupait une population modeste. Cette paroisse lui convenait très bien. Il a gagné l’estime de ces gens qui n’allaient pas à l’église. Au départ, il était détaché de la paroisse Saint Hilaire qui a financé la construction de Sainte Bernadette« .
« Le Père Caille était très actif, constate Christian Tillet qui précise : « C’était un homme de chantier. Très proche des jeunes, il a misé sur le sport avec les gens qui créaient cette paroisse. C’est avec lui qu’a été lancé le premier terrain de basket, à l’emplacement du parking actuel. Il a fondé Montmidi Poitiers Ouest, le club de Montmidi. Le club a grandi (une équipe féminine était en National 2) et, ultérieurement, a débouché sur Poitiers Basket et sur l’association CED (le « Patro » Saint Joseph). Il organisait aussi des camps de jeunes très appréciés.
C’est ainsi qu’a été décidée la construction du gymnase dont la maîtrise d’œuvre était assurée par l’entreprise Février et la construction par l’entreprise avec le concours de nombreux bénévoles. Un bâtiment de conception avancée puisque chauffé par air chaud. Aujourd’hui, il a été acheté par la ville pour devenir le gymnase du collège Rabelais, proche ».
Le Père Marcel Caille restera 10 ans curé de Sainte Bernadette puis il sera nommé à Châtellerault et nous quittera en juillet 1973 suite à une leucémie aiguë. « Pour moi, souligne Christian Tillet, la mise en place de la paroisse Sainte Bernadette, c’est lui. Il a su faire respecter l’église par une population qui était un foyer communiste « énorme« .
Les premières années de Sainte Bernadette, la pénétration de la population s’est effectuée par des action très concrètes, telles les Castors et le club de sport. Aujourd’hui, c’est une nouvelle phase. Il nous faut parler autrement. Nous devons former des gens pour concrétiser la Parole, pour la rendre vivante au quotidien. C’est un travail énorme, mais passionnant à réaliser« .

Prélude à la paroisse Bienheureuse Marie-Louise
Le Père André Petit a été curé de Sainte Bernadette de 1981 à 1999, avec un fonctionnement commun entre Sainte Bernadette et Saint Marc de Biard où résidait un prêtre âgé. A cette époque, une collaboration existait déjà entre Sainte Bernadette/Saint Marc et Sainte Thérèse pour publier le bulletin « Sur le Roc ». Avec Sainte Thérèse une concertation a été conduite pour recruter des enfants au collège, et de faire des célébrations ensemble, comme pour la Semaine Sainte. Avec la salle de cinéma Ozanam, un Ciné Club a été lancé.
Cette démarche de coopération existait également pour la solidarité. Ainsi, le Secours Catholique, le Secours Populaire et le Centre socio-culturel de La Blaiserie ont-ils travaillé ensemble pour l’épicerie solidaire, sous l’impulsion de Paul Bordage. «Le tissu associatif créé du lien social, affirme le P. André Petit avant d’ajouter : «il est donc essentiel pour les chrétiens d’y participer pour contribuer à un mieux vivre, pour être présent au monde, dans le monde. Sinon, on reste entre nous, comme dans une forteresse assiégée ».