Tel : 05 49 37 00 84

Semaine du 02 au 10 mai 2020 – Année A

Dimanche 03 mai 2020 – 4ème Dimanche de Pâques
Dimanche du Bon Pasteur, dimanche des vocations. L’Eglise est invitée à se mettre en prière pour les vocations.

Textes :
1ère lecture : Ac 2, 14-36,41 ; Ps : 22 (23) ; 2ème lecture : 1P2, 20-25 ; Evangile : Jn 10, 1-10.

Homélie

Frères et Sœurs,
Dans sa grande sagesse, l’Eglise nous propose en ce quatrième dimanche de la liturgie du temps pascal, le dimanche « du Bon Pasteur ». Ce dimanche est aussi la journée mondiale de prière pour les vocations. Bien sûr cette journée de prière est nourrie de l’image que Jésus nous donne du Bon pasteur : « je suis venu pour que les hommes aient la vie et pour qu’ils l’aient en abondance » (Jn 10, 10). Si le pasteur est au service de la vie de son peuple et qu’il le rassemble, c’est pour lui donner la vie, le protéger et le fortifier, afin de le conduire comme nous dit le psaume : « sur des prés d’herbe fraîche » (Ps 22). C’est-à-dire vers des lieux où les brebis vont pouvoir trouver repos et nourriture. Cette mission du Bon Pasteur au service des hommes, nous aide à comprendre ce que le Christ veut pour nous. Cette mission du Bon Pasteur nous aide à comprendre également le cheminement spirituel par lequel le Christ veut l’accomplir. Et la question que les pharisiens n’osent pas poser à Jésus dans ce passage de l’Evangile, mais qui traverse tout son ministère public est celle de sa légitimité : « De quel droit et au nom de qui fais-tu cela ? Par quelle autorité guéris-tu et avec quelle autorité parles-tu ? A quel titre te mets-tu en opposition avec les usages et les coutumes de ceux qui t’entourent ? ».

La parabole de ce matin, avec l’image de la porte de la bergerie et avec la place de tête que le Christ prend pour guider le troupeau, est enseignée par Jésus pour répondre à ces questions et pour expliquer comment il a toute légitimité et autorité pour conduire le peuple en annonçant la Bonne Nouvelle «de la vie donnée en abondance » (Jn 10, 10), pour inviter le peuple à suivre sa voix et le conduire vers les bons pâturages où il pourra se nourrir. Cette question de la légitimité sera posée avec plus d’exigence encore à propos de ceux qui suivront Jésus et parleront en son nom. Ainsi, comme nous l’avons lu dans le livre des Actes des Apôtres, Pierre s’adresse au peuple présent à Jérusalem pour la fête de la Pentecôte. Il lui fait le récit des événements qui sont arrivés. En l’écoutant, tous ont « le cœur transpercé », et demandent « Frères, que devons-nous faire ? » (Ac 2, 37). Pierre répond : « Convertissez-vous et faites-vous baptiser pour être délivrés de vos péchés » (Ac 2, 38). Quelle est donc la légitimité de Pierre pour tenir un tel discours ? Et de même, à quel titre Paul parle, lorsqu’il parcourt tout le bassin méditerranéen ? Et quelle est l’autorité de tous ceux qui, à travers les siècles, poursuivent l’œuvre de l’annonce de l’Evangile ? Ce ne sont pas là des questions simples avec des réponses faciles. Car elles concernent le cœur de notre propre expérience chrétienne : comment sommes-nous assurés, que ce que nous vivons et construisons en Eglise, est vraiment l’accomplissement de la volonté de Dieu ?

Comment pouvons-nous avoir une conscience claire que le Christ est La porte par laquelle il faut passer pour accéder aux verts pâturages de l’existence ? Surtout en ce temps de confinement, où nous cherchons, en surfant sur le net, avec des liens successifs, à trouver des sites invitant à vivre différentes formes de rassemblements communautaires virtuels. Nous cherchons différentes formes de prières et de messes, en ayant parfois le sentiment d’être plus spectateurs que participants actifs à un moment de resourcement spirituel.

La mission pastorale que les apôtres nous ont montré et ce que nous chrétiens nous vivons habituellement et que nous vivons particulièrement en ce temps de confinement, doit être justement d’éviter ces différents risques de nous éparpiller, de nous isoler et de finir par nous perdre. Dans ces temps troublés pour notre vie et donc pour notre Foi, gardons chevillée au cœur notre référence unique qu’est le Christ. C’est cette référence au Christ qui reste toujours garantie dans la mission de l’Eglise, à travers la charge pastorale que reçoivent les évêques et les prêtres leurs collaborateurs. Les uns et les autres n’ont pas hérité de cette tâche par des hasards de distribution de rôles, ni même seulement en raison des compétences qu’ils ont acquises par leur formation ou leur éducation, ou encore moins comme un métier pour lequel ils auraient candidaté. Non, ils reçoivent ce ministère en répondant à un appel du Christ à tout quitter pour se mettre au service de leurs frères. Cette alliance qui les engage pour la vie, manifeste l’amour de Dieu, et garantit que nos assemblées dominicales ne sont pas la continuité d’une vieille habitude, mais un acte de Dieu qui nous rassemble autour de sa Parole et dans la présence sacramentelle du Christ. D’où parfois le trouble que nous vivons dans ce moment de ne pouvoir nous rassembler pour écouter ensemble la Parole et communier ensemble à l’Eucharistie. L’Eglise, pour vivre, doit sans cesse appeler des personnes à exercer des ministères. Faire l’offrande de leur vie dans le sacerdoce, dans un engagement au sein des communautés religieuses n’est pas plus extraordinaire que de donner sa vie pour toujours pour son conjoint ou pour sa famille.

Frères et sœurs, en ce dimanche du Bon Pasteur, je vous invite à prier pour ceux qui se préparent à devenir prêtres, pour celles et ceux qui se préparent à s’engager dans une vie monastique, pour celles qui se préparent à avoir leur vie consacrée au service des autres à la suite du Christ Pasteur de son troupeau. Mais également à prier pour celles et ceux que cette question de l’engagement a touché et qui n’ont pas encore répondu, parce qu’ils ne sont pas encore prêts. Prions pour ces personnes afin qu’elles soient réellement libres de répondre à cet appel. Car le Christ nous l’enseigne aujourd’hui, il fortifiera toujours en nous cette assurance d’être entrés par la porte et d’être conduits par Lui, le Bon Pasteur, vers les pâturages nourrissants, pour recevoir la vie en abondance, quel que soit les difficultés que nous traversons. Pour les siècles des siècles. Amen.

Hubert-Marie TAUTE, Diacre

Propositions diocésaines pour vivre la journée des vocations

Plusieurs outils sont proposés par le diocèse sur sa page Internet www.poitiers.catholique.fr/jmv
Aussi, chacun est-il invité à prier aux intentions jointes. Deux rendez-vous sont proposés pour vivre cette journée en diocèse :

– Participer à la messe retransmise en direct sur RCF Poitou et sur Zoom (ID de réunion : 810 8396 5827 lien : https://us02web.zoom.us/j/81083965827 de 10h à 11h. Cette Eucharistie sera présidée par le P. Julien Dupont, responsable du Service des Vocations du diocèse.

– de 17h à 18h, une table ronde puis les vêpres (vers 17h25) en direct sur RCF Poitou, le site diocésain et Facebook. Notre évêque sera présent lors de ce temps fort.

Merci de bien faire connaitre toutes ces propositions autour de vous et de vous y associer.

 

Comme le printemps,

Engager un processus de régénération

« Volets ouverts,
la maison se réveille
au grand air du printemps« ,
écrit Jacques Prévert.

Une ouverture sur la vie renaissante, comme en témoigne la prairie qui entoure l’église Ste Thérèse. Au milieu, une très jeune enfant batifole parmi les pâquerettes et boutons d’or près de ses parents assis dans l’herbe. Ce printemps, certes confiné pour tous, nous offre ses fleurs, les parfums des jardins lorsqu’on se promène dans la rue, glycines, lilas et autres. C’est le réveil de la nature après le repos d’hiver. La vie qui explose dans une ambiance d’enfermement, d’inquiétude. Le printemps, c’est aussi de croiser des confinés, inconnus, avec lesquels on échange un « bonjour », des connus du quartier et/ou de la paroisse, avec lesquels on bavarde -à distance préconisé, et même nettement plus, du trottoir au balcon ! Une vie limitée dans l’espace mais qui ne demande qu’à s’épanouir plus largement. Une vie où la relation entre personnes prend pleinement sa dimension humaine que l’image virtuelle compense mais ne remplace pas. De même, la messe à la TV, à Rome, en Eurovision, en Belgique, est une compensation en même temps qu’un signe de la diversité de l’Eglise et de l’unité de l’Evangile. Cette nature qui revit au printemps évoque la manne dans le désert et nous rappelle que la Bible débute dans un jardin.

Cela en un temps pascal, des juifs et des chrétiens. Pour les catholiques, protestants, et orthodoxes, c’est le temps de la mort et de la résurrection, de la vie, de Dieu. Devant le tableau de Rembrandt, « Le Christ et Marie-Madeleine » où Jésus est présenté en jardinier avec un vêtement blanc, un chapeau et une pelle à la main et, à côté, Marie-Madeleine qui ne le reconnaît que lorsqu’il l’appelle par son prénom. Florence Delay, de la Académie française, écrit : …. »les fleurs qui naissent au printemps accompagnent les pas du Ressuscité, lilas, pervenche, iris, violettes, narcisses et jonquilles, toutes ces fleurs dont les femmes font des bouquets ».

Déserts extérieurs et intérieurs

C’est dans cette explosion de vie si symbolique de la Résurrection de Jésus, en ce 4ème dimanche de Pâques et la résurrection du Christ, le dimanche du Bon Pasteur et le dimanche des vocations, qu’intervient la pandémie du Covid 19. Un rappel brutal des limites de l’illusion de l’homme qui se prend pour Dieu. L’événement s’inscrit dans les conséquences d’une nature dévastée, avec la destruction des milieux et des équilibres naturels. D’une nature créée par Dieu et malmenée par l’homme. La diffusion du coronavirus est peut-être la première manifestation d’une telle ampleur où chacun et chacune, en tous pays, est directement concerné dans sa vie quotidienne comme dans son futur proche et lointain marqué par l’incertitude.

Une situation qui s’inscrit dans le propos de la première lecture : « Pierre les adjurait et les exhortait en disant : « Détournez-vous de cette génération tortueuse, et vous serez sauvés« . Pierre, qui constate sans juger, implique ainsi, manifestement, ceux qui prétendent, par leurs propres moyens, connaître et maîtriser toute chose.

Ce que souligne l’encyclique Laudate Si du Pape François : « il est vrai que «les déserts extérieurs se multiplient dans notre monde, parce que les déserts intérieurs sont devenus très grands», la crise écologique est un appel à une profonde conversion intérieure. (…) Vivre la vocation de protecteurs de l’œuvre de Dieu est une part essentielle d’une existence vertueuse ; cela n’est pas quelque chose d’optionnel ni un aspect secondaire dans l’expérience chrétienne« .

Une expérience qui commence par le baptême que prêche Pierre, non pas pour quelques uns, mais à tous ceux qui accueillent la parole de Dieu dans leur vie, tous ceux que Dieu appelle ou appellera, sans condition, par leur nom, comme Jésus a appelé Marie-Madeleine : « celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis (…) Les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir ». Et Jésus précise : « je suis la porte des brebis. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage ». Celui du psaume 22 : « sur les prés d’herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ».

Répondre au projet de Dieu

Dans cette perspective, l’encyclique Laudate Si nous invite à « un retour à la simplicité qui nous permet de nous arrêter pour apprécier ce qui est petit, pour remercier des possibilités que la vie offre. (…) Cela suppose d’éviter la dynamique de la domination et de la simple accumulation de plaisirs. Mais nous sommes appelés à être les instruments de Dieu le Père pour que notre planète soit ce qu’Il a rêvé en la créant, et pour qu’elle réponde à son projet de paix, de beauté et de plénitude mais avant tout l’humanité a besoin de changer. La conscience d’une origine commune, d’une appartenance mutuelle et d’un avenir partagé par tous, est nécessaire« .

Ce « grand défi culturel, spirituel et éducatif, » auquel nous sommes confrontés implique, pour ne pas être en retard sur le printemps et l’Appel, d’engager « un long processus de régénération« .

Pierre Arnault

Informations paroissiales

Dans le cadre du confinement, vous avez la possibilité d’envoyer par mail, vos intentions de prières qui seront ensuite portées par nos deux prêtres qui célèbrent chaque jour la messe et par nos trois communautés de religieuses : de Salvert, de la Sagesse et du Carmel de Migné.
Vous pouvez envoyer ces intentions (en toute discrétion) à l’un des cinq membres de l’Equipe Pastorale Paroissiale (adresses mails ci-dessous) :
– Père Claudy GUERET : claudy_gueret@yahoo.fr
– Père Albert JADAUD : albert.jadaud@diocese-poitiers.fr
– Laurence MAURY : laurence.m10@gmail.com
– Maurice SIGOILLOT : mausig51@gmail.com
– Hubert-Marie TAUTE : hm.taute@orange.fr

Pour les personnes qui veulent faire célébrer une messe à une intention particulière, il faut le demander par téléphone au Père Albert JADAUD : 06 08 78 60 68 qui célèbre seul tous les jours ou au Père Claudy GUERET 07 85 42 18 05 qui célèbre le dimanche.

Catéchèse

Lien pour une proposition de catéchèse à partager aux familles des enfants 7-11 ans.

Catéchèse du mercredi : Marche avec le Ressuscité, à la suite de Paul


Vous trouverez ces propositions sur le site du diocèse de Poitiers ou bien dans le document de Catéchèse Promesse de Dieu « Dieu marche avec nous« . Il y a une dizaine d’activités au choix à vivre, en totalité ou partiellement.

Les annonces pour le bulletin suivant devront être transmises à infos.annonces.bml@gmail.com
 "      "      "   "site internet de la paroisse ===========>