Parabole de l’ivraie

Matthieu 13, 24-43

16ème dimanche ordinaire. Année A 

23 juillet 2017

Van Gogh. Champ de blé vert. 1899 (musée de Zurich) Détail.
Van Gogh est amoureux de la nature. Pense-t-il à la parabole du bon grain et de l’ivraie quand il peint le champ de blé en hertbe depuis la fenêtre de sa chambre à l’asile de Saint-Rémy où il est interné ? Toujours est-il que nous ne sommes pas à l’époque des céréales ultra sélectionnées : fleurs, chardons ou ivraie se mêlent tout naturellement à la moisson grandissante. Les parties sombres dans le blé vert nous le suggèrent bien. L’artiste n’écrivait-il pas à sa sœur : « Nous qui vivons de pain, ne sommes-nous pas nous-mêmes du blé en considérable partie…destinés à être fauchés lorsque nous serons mûrs comme lui…? »
Le royaume de Dieu n’est pas encore réalisé, et pourtant déjà là, en germe. Evitons la tentation dualiste, pour que l’Eglise ne devienne pas sectaire.

Mots clefs : Coexistence, tolérance, patience.